Assad prétend que l'attaque chimique est "une fabrication à 100%"

Dans un entretien à l'AFP, réalisé mercredi 12 avril, à Damas (Syrie), le président Bachar Al-Assad a affirmé que l'attaque chimique présumée sur cette ville rebelle était totalement fabriquée.

"Notre impression est que l'Occident, principalement les Etats-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte" à l'attaque américaine du 7 avril contre une base aérienne dans le centre du pays, a-t-il ajouté.

Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que son régime ne possédait plus d'armes chimiques, après avoir été accusé par les pays occidentaux d'avoir mené une attaque chimique.

"Il s'agit pour nous d'une fabrication à 100%", a déclaré le chef de l'Etat syrien qui s'exprimait, mercredi, pour la première fois depuis cette attaque qui a suscité un vif choc dans le monde. Pourtant après 2013, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques avait mis en cause à deux reprises le régime syrien de Damas dans des attaques contre des localités rebelles.

Alors qu'il réclame, avec ses alliés russes, une enquête internationale ("à condition qu'elle soit impartiale"), Bachar al-Assad riposte par le biais de son commandement général de l'armée et des forces armées. Mardi 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants. "Mais elle doit être impartiale", selon lui. "Nous ne pouvons permettre une enquête que si, et seulement si, elle est impartiale et en nous assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûrs qu'elle ne sera pas utilisée à des fins politiques", a-t-il dit. Les missiles chargés de gaz sarin avait fait, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), quatre-vingt sept morts dont trente-et-un enfants à Khan Cheikhoun.

"Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n'a pas été affectée par cette frappe", a rétorqué Bachar el-Assad.

Le regain de tension entre Américains et Russes a été palpable durant la première visite du secrétaire d'Etat Rex Tillerson à Moscou où il a rencontré mercredi le président Vladimir Poutine après le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Ce que démentent Damas et son allié russe. En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

Dans le même temps, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté au Conseil de sécurité un nouveau projet de résolution demandant la coopération du régime syrien dans une enquête sur l'attaque chimique.

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