Corée du Nord: "la situation ne peut plus durer"

Les présidents américain et nord-coréen Donald Trump et Kim Jong-un

Une opération militaire pour "traiter le problème" nord-coréen?

L'essai est survenu au lendemain d'une vaste parade militaire célébrant le 105e anniversaire de la naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il-Sung.

"Nous travaillons avec nos alliés et partenaires, et avec les dirigeants chinois, pour développer une palette d'options", a expliqué le général, qui a souligné la bonne relation qu'entretiennent les présidents Donald Trump et Xi Jinping. Le vice-président américain Mike Pence a recommandé lundi à Pyongyang de ne pas tester la "détermination" de Donald Trump face aux programmes balistique et nucléaire nord-coréens.

Au moment du tir, le vice-président américain venait juste de redécoller d'une escale en Alaska, en direction de la Corée du Sud, première étape d'une tournée régionale prévue de longue date qui inclura également le Japon, l'Indonésie et l'Australie.

Ce discours de Choe samedi a précédé la parade elle-même, lors de laquelle des milliers de soldats ont défilé au pas de l'oie devant le leader du régime, Kim Jong-Un, après avoir patienté des heures dans des centaines de camions alignés le long des rives du Taedong, le fleuve qui traverse la capitale nord-coréenne.

Pyongyang est pourtant sous le coup de nombreuses sanctions imposées par les Nations unies en raison de ses programmes nucléaires et balistiques et de son ambition de se doter d'un missile capable d'atteindre les Etats-Unis.

La tension reste vive entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Le même jour, il avait assuré dans un message publié sur son compte Twitter avoir " une grande confiance dans le fait que la Chine va très bien s'occuper de la Corée du Nord.

Le nouveau et inexpérimenté président américain a plusieurs fois affirmé qu'il ne laisserait pas la Corée du Nord mettre au point un missile intercontinental susceptible de porter le feu nucléaire sur le sol américain.

Selon lui, Washington avait anticipé ce tir. Certains experts estiment que Pyongyang est à deux ans d'être en mesure d'avoir une véritable capacité de missiles intercontinentaux.

Donald Trump, qui a promis jeudi que le "problème" nord-coréen serait "traité", avait annoncé auparavant l'envoi vers la péninsule coréenne du porte-avions Carl Vinson, escorté par trois navires lance-missiles, puis évoqué une "armada" comprenant des sous-marins.

Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), qui s'est terminée sur une armistice plutôt qu'un accord de paix, Pyongyang assure avoir besoin de l'arme nucléaire pour se protéger d'une possible invasion américaine.

Le tir raté par le régime de Pyongyang dimanche matin avait en fait précédé de peu l'arrivée du vice-président américain à Séoul.

Le numéro deux du régime nord-coréen a répliqué samedi que son pays était prêt "à répondre à une guerre totale par une guerre totale" et "à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire de notre façon". Pékin plaide depuis plusieurs semaines pour une solution dite de "suspension contre suspension ": Pyongyang doit interrompre ses activités nucléaires et balistiques et Washington ses manœuvres militaires communes avec la Corée du Sud, des exercices annuels considérés par le Nord comme une provocation. Mais Pékin, qui maintient qu'il s'agit de "la seule option réalisable", a mis Washington au défi d'avancer "une meilleure proposition ".

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