Des soldats placides sous le regard des touristes chinois — Corée du Nord

Dessin de Sondron paru dans L'Avenir

Dessin de Sondron paru dans L'Avenir

M. Pence était arrivé dimanche en Corée du Sud, où sont stationnés 28.500 soldats américains, quelques heures après l'essai balistique raté de la Corée du Nord, et au lendemain d'un gigantesque défilé militaire à Pyongyang, où ont été exhibés une soixantaine de missiles et notamment ce qui semblait être un nouveau type de missile balistique intercontinental.

Par ailleurs, Herbert Raymond McMaster a dénoncé les "provocations" de Pyongyang, qui a effectué un test de missile dimanche.

Le président américain Donald Trump, qui a envoyé un porte-avions dans la région, s'est fait fort de "traiter" le "problème" nord-coréen.

La tension reste vive entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Le tir a précédé l'arrivée du vice-président américain, Mike Pence, à Séoul, d'où il a réitéré la détermination des Etats-Unis à défendre l'alliance avec la Corée du Sud.

"Nous n'acceptons pas les aventures nucléaires et balistiques de Pyongyang en violation des résolutions de l'ONU, mais cela ne veut pas dire qu'il soit dès lors possible de violer le droit international en utilisant la force" contre la Corée du Nord, a-t-il mis en garde.

"Si les États-Unis osent choisir l'action militaire (.), la RPDC (République populaire démocratique de Corée, NDLR) est prête à réagir à n'importe quel type de guerre voulue par les États-Unis", a pour sa part assuré lundi l'ambassadeur adjoint à l'ONU, Kim In Ryong. Il pourrait s'agir de nouveaux missiles balistiques intercontinentaux, a dit à l'AFP Chad O'Carroll, du média NK News spécialisé sur la Corée du Nord.

Le numéro deux du régime nord-coréen a répliqué samedi que son pays était prêt "à répondre à une guerre totale par une guerre totale" et "à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire de notre façon".

Interrogé sur la nature des initiatives nord-coréennes qui pourraient déclencher une réponse militaire américaine, le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer a refusé de s'engager sur ce terrain.

Le week-end dernier, Trump a accentué ses pressions sur le régime de Kim Jong-un via Twitter, en déclarant que l'armée américaine n'avait jamais été si puissante.

Dizaines de milliers de militaires au pas de l'oie, succession de fanfares, défilé de chars d'assaut et de semi-remorques transportant une cinquantaine de missiles... Mais "le missile a presque immédiatement explosé", a-t-il affirmé, confirmant des informations préalables du ministre sud-coréen de la Défense.

La Chine a estimé vendredi qu'un "conflit pouvait éclater à tout moment": quiconque en sera à l'origine "devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix", a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, répétant que "le dialogue est la seule issue".

La Corée du Nord a échoué ce dimanche à effectuer un nouveau tir de missile, moins de 24 heures après une gigantesque parade militaire lors de laquelle elle s'est déclarée prête à riposter par le nucléaire à toute attaque atomique.

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