" "La France " condamne fermement " l'attentat contre des personnes évacuées — Syrie

Syrie: l'évacuation de 4 villes assiégées a commencé

Syrie: début de l'évacuation de quatre villes assiégées

Vendredi, plus de 7.000 personnes avaient été simultanément évacuées de Foua et Kafraya (5.000) et des localités rebelles de Madaya et Zabadani (2.200), d'après l'OSDH.

Mais le retard pris dans l'application de l'accord a bloqué depuis vendredi soir dans les deux points de transit aux abords d'Alep ceux qui ont été évacués. D'après l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, l'explosion a atteint samedi un convoi de cars qui transportaient des personnes qui quittaient leurs villes dans le cadre d'un échange entre le gouvernement et les rebelles.

Le correspondant de l'AFP a vu des gens pris de panique dans le secteur où sont stationnés les bus.

Le régime de Damas a imputé Foua et Kafraya, aux groupes terroristes (les insurgés et les djihadistes) la responsabilité de cet "attentat à la voiture piégée".

Les autres personnes tuées sont des travailleurs humanitaires locaux ou des rebelles, a-t-il précisé.

En vertu d'un accord conclu entre le Qatar, soutien de la rébellion et l'Iran, allié du régime de Bachar Al-Assad, quelque 5000 personnes de Foua et Kafraya, assiégées depuis deux ans par les rebelles syriens dans la province d'Idlib avaient été évacuées. En vertu de l'accord, les 16.000 habitants de Foua et Kafraya doivent se rendre, via al Rachidine (tenue par l'opposition), à Alep, à Damas ou dans la province de Lattaquié (ouest), places fortes du régime.

Un responsable rebelle avait indiqué à l'AFP que les différends portent sur le nombre de loyalistes armés évacués. En échange, les extrémistes ont autorisé l'évacuation vers Alep de plusieurs milliers d'habitants de villages chiites.

" C'est terrible d'être déraciné comme ça, d'aller vivre dans un endroit qui n'est pas le nôtre ", a affirmé à l'AFP Jama Nayef, un vétérinaire de Foua, après être sorti de sa localité.

Plusieurs fiefs rebelles ont été repris depuis un an par le régime, fort de l'appui de son allié russe intervenu militairement en Syrie en septembre 2015.

Ces dernières années, et après des mois de siège, le régime a proposé des accords d'évacuation similaires que l'opposition dénonce comme des "transferts forcés" constituant "des crimes contre l'Humanité".

Déclenché en mars 2011 par la répression dans le sang de manifestations prodémocratie, le conflit a fait plus de 320.000 morts, des millions de déplacés et de réfugiés et s'est complexifié avec l'implication d'acteurs internationaux et de groupes jihadistes.

Ailleurs dans le pays en guerre, Daech tentait dimanche de repousser une offensive de combattants kurdes et arabes soutenus par les Etats-Unis, qui cherchent à s'emparer de Tabqa dans le nord syrien.

Début avril, les FDS étaient déjà parvenues à encercler la ville, se positionnant à quelques kilomètres de Tabqa.

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