Poutine félicite Erdogan pour sa victoire — Référendum en Turquie

Poutine félicite Erdogan pour sa victoire — Référendum en Turquie

Poutine félicite Erdogan pour sa victoire — Référendum en Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan doit désormais tenter de réconcilier un pays divisé après sa victoire étriquée au référendum sur l'extension de ses pouvoirs, mais il n'est pas encore clair s'il optera pour l'apaisement ou la confrontation.

En cause, la décision du YSK de considérer comme valides les bulletins non marqués du sceau officiel des autorités électorales. Le président américain Donald Trump avait fait de même la veille, sans émettre de réserves sur un scrutin que l'opposition estime entaché de fraudes.

Bülent Tezcan a en outre affirmé lundi que de nombreux électeurs n'avaient pas pu voter secrètement et que des opérations de comptage s'étaient déroulées à l'abri des regards.

Faisant fi des contestations de l'opposition, le parti au pouvoir (AKP) a d'ores et déjà annoncé qu'il proposerait fin avril à Recep Tayyip Erdogan de retrouver sa place dans ses rangs, appliquant ainsi le premier point d'une réforme -il ne pouvait jusqu'alors pas rejoindre un parti- dont la plupart des volets entreront en vigueur après les élections présidentielle et législatives de 2019. "(.) Nous pourrons aller au-devant de notre peuple, et nous obéirons à sa décision", a lancé M. Erdogan lors de ce discours virulent au palais présidentiel.

"Erdogan s'est toujours vanté (.) de l'authenticité du soutien que lui apportaient les Turcs", ajoute-t-il.

"Ils nous font attendre à la porte de l'Union européenne depuis 54 ans, n'est-ce pas?" Paris a averti lundi qu'une telle mesure provoquerait une "rupture" avec l'Europe.

"L'Union européenne menace de geler les négociations".

Fadi Hakura, du centre d'analyses londonien Chatham House, estime que M. Erdogan ne changera pas ses méthodes après le référendum.

Mais à Istanbul, au moins 2.000 personnes sont descendues dans les rues lundi soir pour contester le résultat du référendum, scandant "côte-à-côte contre le fascisme".

L'état d'urgence a déjà été prolongé deux fois, en octobre et en janvier, après avoir été promulgué le 20 juillet, 5 jours après la tentative de putsch.

"Je ne pense pas qu'Erdogan va s'écarter de l'approche musclée de la politique qu'il a adoptée jusqu'à présent", dit-il. "Il risque de mettre les bouchées doubles sur sa ligne très dure". "La volonté de la nation s'est (exprimée) librement dans les urnes, cette affaire est terminée", a déclaré le chef du gouvernement.

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