Un camp de migrants détruit par un incendie

Le camp de migrants de Grande Synthe le 11 avril 2017 à Dunkerque détruit par un incendie dû à des rixes entre Afghans et Kurdes

Le camp de migrants de Grande Synthe le 11 avril 2017 à Dunkerque détruit par un incendie dû à des rixes entre Afghans et Kurdes

Selon le Centre opérationnel d'incendie et de secours (Codis) du Nord, il y aurait eu au moins une dizaine de blessés, mais aucun décès n'est pour l'instant recensé. D'après cette dernière, le feu aurait été provoqué après une rixe entre Kurdes et Afghans résidant dans le campement qui accueillait jusqu'à présent 1 500 personnes.

Au total, ce sont ainsi "1.100 personnes qui sont entrées dans l'action des services engagés par l'Etat et la ville de Grande-Synthe pour faire face aux conséquences de l'incendie qui a détruit le camp", selon la préfecture.

"Du côté de l'Auberge des migrants, " plusieurs camions tournent autour de Grande-Synthe et sur la route de Calais pour trouver le millier de migrants errants et leur fournir vêtements, nourriture et couchage", dit Christian Salomé, président de l'association".

A 40 km à l'est de Calais, se dessinait en plus réduite, dans l'improvisation imposée par les circonstances, une opération similaire à celle de fin octobre pour acheminer dans des CAO environ 6.000 migrants de la "Jungle" de Calais au moment de son démantèlement.

Pour le préfet Lalande, la priorité des autorités était de "mettre à l'abri les migrants qui errent sur les grands axes routiers" de la région et de "consolider un accueil d'urgence".

Selon la ministre, "à partir de demain" mercredi auront lieu des départs vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO) établis un peu partout sur le territoire, initialement pour accueillir les migrants de Calais après le démantèlement de la "Jungle".

" Nous repartons vers le camp " de la Linière, a dit l'un d'entre eux à l'AFP, sans précision.

Tous les autres, et l'on parle de centaines d'immigrés clandestins, ont été évacués du camp qui les recevait, ouvert l'an dernier par l'ONG Médecins sans frontières en collaboration avec la municipalité de Grande-Synthe. "À ce que je peux voir par moi-même, tout a brûlé, a en effet constaté Olivier Caramelle". Les affrontements entre les deux communautés se seraient d'ailleurs poursuivies "tard dans la nuit", toujours selon l'AFP, les deux compagnies de CRS mobilisées sur place ayant également été "visées par des pierres". "Alors qu'ils étaient entassés dans des cuisines collectives, les Kurdes étaient logés dans des chalets". "Les villes de Dunkerque et de Craywick ont chacune mis à disposition un gymnase", précisent-ils dans un communiqué commun. Dans une convention renouvelée pour six mois en mars, il s'était entendu avec le gouvernement pour ramener la population du camp à 700 personnes.

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