Recours de l'opposition examinés mercredi

Recours de l'opposition examinés mercredi

Recours de l'opposition examinés mercredi

Ils ont dénoncé une mesure annoncée à la dernière minute par le Haut-Conseil électoral (YSK), celle de considérer comme valides les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote dans lequel ils ont été glissés dans l'urne.

L'Union européenne avait plus tôt appelé la Turquie à "ouvrir une enquête transparente" à la suite d'un rapport d'une mission commune d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l'Europe estimant que le référendum de dimanche remporté de peu par M. Erdogan s'était déroulé dans des conditions inéquitables et ne répondait pas aux critères démocratiques.

Le chef de la diplomatie turque a pour sa part jugé les conclusions des observateurs "biaisées" et "inacceptables". L'opposition y a vu une manoeuvre rendant possibles des fraudes.

Le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz a déclaré que le résultat est un "signal clair contre l'Union européenne". "() Nous pourrons aller au-devant de notre peuple, et nous obéirons à sa décision", a lancé M. Erdogan, sans avancer de date pour une éventuelle initiative de ce type.

L'Autorité électorale en Turquie a rejeté hier les recours de l'opposition réclamant l'annulation du référendum sur les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, alors que des militants impliqués dans des manifestations dénonçant des fraudes présumées ont été arrêtés.

Si l'UE a fait connaître publiquement ses réserves, les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine ne se sont pas encombrés de telles précautions en téléphonant à M. Erdogan pour le féliciter de sa victoire. MM.

Il avait lancé la veille l'idée d'un référendum sur le rétablissement de la peine de mort. A vrai dire, ce n'est pas très important pour nous.

Le CHP a cependant contesté ce résultat. Son président Kemal Kilicdaroglu a vivement critiqué mardi la décision de l'YSK de prendre en compte les enveloppes de vote non-scellées dans le dépouillement du scrutin.

Avec sa victoire, M. Erdogan, qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet, pourrait en théorie rester à la tête de l'Etat jusqu'en 2029.

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