Bernard Cazeneuve accuse des candidats de surenchère — Terrorisme en France

En cas de duel avec Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! l'emporterait avec 66% des voix face à 34% pour la candidate FN.

Mais, depuis les locaux de France 2, où ils participaient tous à l'émission "Quinze minutes pour convaincre", ils ont appris qu'une fusillade sur les Champs-Élysées avait tué un policier à Paris et blessé deux autres, ainsi qu'une passante. Emmanuel Macron conforte sa première place avec 24,5 % (en recul de 0,5 point) devant Marine Le Pen 23 % (+1). Mais en temps que Premier ministre, il n'était pas entré dans le fond des débats.

Pour sa part, Marine Le Pen veut "rendre aux Français les clés de la maison France" et milite pour la sortie de l'euro ainsi que "le retour à une monnaie nationale en adéquation avec notre économie", assurant que "tous les étrangers condamnés pour des délits ou des crimes doivent rentrer chez eux".

M. Macron a annoncé dans la nuit l'annulation des deux meetings consécutifs programmés à Rouen (12H00) puis à Arras (18H00). Il s'exprimera vendredi midi. "Elle s'est opposée à tout sans jamais rien proposer de sérieux ou de crédible", a-t-il insisté, s'efforçant de répondre point à point aux critiques et aux propositions émises par la candidate pendant la campagne.

Jean-Luc Mélenchon progresse d'un demi-point (19,5%) et François Fillon reste stable (19%). Son entourage explique à l'AFP que le candidat faisait allusion à une alerte du Centre opérationnel de gestion interministériel de crise (COGIC), dépendant du ministère de l'Intérieur, selon laquelle "un militaire de l'opération Sentinelle s'est fait agresser par un individu à la station Etienne Marcel, dans le centre de Paris".

Le candidat PS Benoît Hamon a annulé un déplacement en matinée mais maintenu un discours à 17H30 à Carmaux, où il parlera "sous la statue de Jaurès". Hormis Nicolas Dupont-Aignan, aucun des autres engagés ne dépasserait les 2%. Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) réunit ses partisans à Aubervilliers et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) à Lille.

Le chef de l'Etat a promis que les services de l'Etat seraient "d'une vigilance absolue" pour sécuriser le scrutin, dimanche. "Comment croire sur ce sujet un candidat qui lorsqu'il était Premier ministre en avait supprimé 13.000 dans les forces de sécurité intérieure?", a-t-il dit, rappelant que le candidat de droite propose de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires.

Soutenu par des artistes et des intellectuels américains, M. Mélenchon a reçu l'appui du président bolivien Evo Moralès.

"La plus grande fermeté prévaut donc en la matière, sans arbitraire", a martelé Bernard Cazeneuve, soulignant également, que la proposition de François Fillon de poursuivre des fichés S pour "intelligence avec l'ennemi" se traduirait par des sanctions "moins fermes" que celles prévues par les nouvelles lois antiterroristes.

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