L'attaque des Champs-Elysées peut provoquer "un sursaut de mobilisation citoyenne"

Emmanuel Macron au milieu d'une forêt de micros après sa rencontre avec Angela Merkel le 16 mars à Berlin

Emmanuel Macron au milieu d'une forêt de micros après sa rencontre avec Angela Merkel le 16 mars à Berlin. JOHN MACDOUGALL AFP

Les autres candidats déjà passés, comme Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, réagissaient sur les réseaux sociaux, alors que le Premier ministre Bernard Cazeneuve se rendait à l'Elysée retrouver le président Hollande, qui s'est exprimé en fin de soirée, affirmant que la piste de l'attaque est "d'ordre terroriste".

Dans le dernier duel, Marine Le Pen s'inclinerait contre François Fillon, 59% pour le député de Paris contre 41% pour la candidate d'extrême droite.

" Chacun doit le savoir, c'est un droit pour les Français de le savoir, pour adapter, dans un temps de très grave menace, leur comportement au risque terroriste ", a ajouté la présidente du Front national, qui " ne croi [t] pas du tout " cependant que cet attentat ait eu pour but d'influencer le résultat de l'élection.

La candidate FN a lancé que "depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a été fait pour que nous perdions" la "guerre" contre le terrorisme. "Certains n'ont semble-t-il pas encore totalement pris la mesure du mal qui nous agresse", a-t-il critiqué. "L'action diplomatique et militaire que j'entends conduire aura pour priorité votre sécurité ", a dit le candidat d'En Marche! à la presse. Là encore, le tirage au sort a désigné le candidat de La France insoumise pour parler le premier, Marine Le Pen sera la dernière à intervenir. Quant à François Fillon, il s'est attiré les foudres des réseaux sociaux après avoir sous-entendu que si la journaliste Léa Salamé n'avait pas compris une partie de son programme, c'est parce qu'elle était partie en congé de maternité. D'autre part, au milieu exactement de notre terrain d'enquête, est survenue l'attaque des Champs-Élysées, qui a été revendiquée par l'État Islamique et a fait ressurgir la question du terrorisme en cette toute fin de campagne. La campagne officielle, qui s'achève vendredi 21 avril à minuit, se retrouve désormais bouleversée par l'attentat qui a coûté la vie à un policier, à Paris, jeudi soir.

Le candidat d'En Marche à la présidentielle française, Emmanuel Macron, stable à 24%, reste en tête des intentions de vote à deux jours du premier tour, selon un sondage Elabe.

Le chômage (90 %, + 1 point), la sécurité (87 %, + 1 point) et l'avenir de la sécurité sociale (86 %, - 2 points) sont les trois sujets qui les ont le plus d'influencées dans leurs intentions de vote. Il a été réalisé également avant et après l'émission de jeudi soir sur France 2, qui a permis aux onze candidats de s'exprimer tour à tour pendant 15 minutes. Le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s'est ainsi interrogé à voix haute sur LCI sur cette éventuelle poussée, susceptible tout à la fois de "relativiser" le score de Marine Le Pen, de pousser les électeurs PS à revenir vers Benoît Hamon ou de bénéficier à François Fillon, dont les affaires seraient ainsi reléguées au second plan.

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a lui confirmé qu'il irait, comme prévu en Seine-Saint-Denis, puis dans l'Essonne.

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