L'homme signalé par la Belgique s'est présenté dans un commissariat d'Anvers

Le scénario du premier tour, qui reste toujours aussi imprévisible à trois jours du scrutin dans les sondages, pourrait être perturbé par cet événement.

L'enquête se poursuit autour de l'attentat des Champs-Elysées qui a tué un policier jeudi soir à quelques heures du premier tour de la présidentielle.

Deux autres policiers sont blessés, dont l'un grièvement d'une balle au bassin, ainsi qu'une Allemande touchée au talon. L'organisation État islamique (EI) a revendiqué l'attentat via son organe de propagande Amaq, assurant que l'auteur de l'attaque était "Abu Yussef le Belge (.) un combattant de l'EI". Les principaux candidats à la présidentielle ont apporté leur soutien aux forces de l'ordre.

Plusieurs candidats -Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron- ont annulé leurs déplacements vendredi, mais les déclarations politiques se sont succédé et le sujet tourne en boucle sur les chaînes d'infos depuis jeudi soir.

Par ailleurs, trois personnes faisant partie de l'entourage du tueur abattu par les forces de l'ordre, ont été interrogées et mises en garde à vue. Le président américain Donald Trump, évoquant "une attaque terroriste", a présenté ses "condoléances au peuple de France". Il avait été arrêté peu après et placé en garde à vue sous un faux nom. Il est âgé de 39 ans et est né à Livry-Gargan ( Seine-Saint-Denis). Une perquisition a été menée au domicile de l'assaillant, titulaire de la carte grise du véhicule utilisé pour l'attaque.

L'assaillant de Paris, Karim Cheurfi avait déjà été condamné en 2005 à 15 ans de réclusion pour tentatives de meurtre notamment sur un policier en région parisienne.

Karim Cheurfi a été arrêté le 23 février dernier pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers et entendu par la police judiciaire de Meaux.

Le procureur François Molins a indiqué que l'homme semble avoir agi seul mais que des investigations sont en cours pour établir " s'il a bénéficié ou pas de complicités ". D'autant qu'un avis de recherche visant un homme, portant le même prénom que celui de la revendication de l'EI, avait été transmis par les services belges "aux services français, hier", a annoncé vendredi le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Il a ouvert le feu "a priori à l'arme automatique" sur le car où se trouvait le policier qui a été abattu.

François Hollande a " convoqué " un conseil de défense depuis 8h ce vendredi, à l'issue jeudi soir d'une réunion de crise au cours de laquelle le Chef de l'Etat s'est entretenu avec le Premier ministre Bernard Cazeneuve et les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Matthias Fekl et Jean-Jacques Urvoas. L'assaillant a touché mortellement un policier à la tête, avant de viser ses collègues tout en prenant la fuite.

Un nouvel attentat a été déjoué mardi selon les autorités avec l'arrestation à Marseille de deux hommes soupçonnés de préparer "une action violente" en pleine période électorale.

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