Direct. Attentat sur les Champs-Élysées : un mot défendant Daesh retrouvé

Hier soir devant le monument aux morts

Hier soir devant le monument aux morts

La fusillade jeudi soir, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) à l'origine de la plupart des attentats qui ont fait 238 autres morts depuis 2015 en France, a blessé deux autres policiers et une touriste selon une source policière.

Un message manuscrit pro-"Daech", acronyme arabe de l'ÉI, a été retrouvé près de son corps.

Un fusil à pompe, deux gros couteaux et un Coran ont été découverts dans le véhicule de ce multirécidiviste, quatre fois condamné qui a passé 14 ans en prison en deux séjours. "On n'est en sécurité nulle part", remarque Delphine Sousa, 55 ans, qui travaille dans le quartier. Elle pourrait "être en mesure de faire bouger les lignes et resserrer les écarts", estime Adélaïde Zulfikarpasic, directrice de l'Institut de sondages BVA.

Plusieurs candidats ont décidé d'annuler ou de reporter à plus tard les événements prévus vendredi.

A l'issue d'un Conseil de défense réuni par le président socialiste François Hollande, le premier ministre Bernard Cazeneuve a affirmé que "rien ne doit entraver (le) rendez-vous démocratique" de la présidentielle, exhortant à ne pas "céder à la division et encore moins à l'outrance". Sur le même ton, le conservateur François Fillon a appelé à être "lucide" sur une "guerre qui sera longue" et promis d'appliquer d'"une main de fer" des mesures sécuritaires draconiennes.

Le jeune centriste Emmanuel Macron a lui aussi dénoncé les "surenchères" de ses adversaires et promis une lutte "implacable " contre le terrorisme. "Notre premier devoir est un devoir de sang-froid", a lancé le champion de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

La campagne officielle a pris fin vendredi à minuit, interdisant aux médias de publier des sondages ou des déclarations des candidats jusqu'à l'annonce des premiers résultats dimanche à 18H00 GMT. Cette attaque s'est produite trois jours avant le premier tour des élections présidentielles et pourrait avoir des conséquences sur le vote des citoyens.

L'agresseur est un Français de 39 ans, Karim Cheurfi, résidant à Chelles (Seine-et-Marne) et connu de la police et de la justice.

Le parquet de Meaux ouvre une enquête, il est placé en garde vue le 23 février et son domicile est perquisitionné.

L'homme semble avoir agi seul, mais les investigations sont en cours pour établir comment il s'est procuré des armes et ses "éventuelles complicités".

Trois membres de l'entourage du tireur des Champs-Elysées ont été arrêtés et mis en garde à vue dans la nuit de jeudi à vendredi. " a déclaré Salim, avant d'ajouter: " Je vais souvent à la mosquée, je ne l'y ai jamais vu. Pour un voisin, "ses actes, ses réactions, sa façon de marcher, son attitude était en décalage, comme s'il venait de Mars".

Aussi, comme le rapporte le journaliste Nicolas Henin, Xavier Jugele était présent au Bataclan lors de la réouverture de la salle endeuillée par les attentats du 13 novembre, à l'occasion du concert de Sting. Un nouvel attentat a été déjoué mardi selon les autorités avec l'arrestation à Marseille (sud) de deux hommes soupçonnés de préparer "une action violente".

La revendication de l'attentat par l'organisation de l'Etat islamique (EI) au nom d'Abou Youssouf Al-Belgiki ("Le Belge"), ne correspond absolument pas à l'identité de Cheurfi.

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