Deux France se font face — Macron-Le Pen

Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés dimanche 23 avril pour le second tour de l'élection présidentielle, avec respectivement 23,86 % et 21,43 %, devant François Fillon (19,94 %) et Jean-Luc Mélenchon (19,62%).

Invité de France Inter ce lundi matin, l'ancien Premier ministre a appelé Emmanuel Macron à ne pas répéter l'erreur de Jacques Chirac qui n'avait gouverné qu'avec la droite après avoir battu le Front national en 2002.

"Ce qui est en cause est la conception que l'on a de la France, son intégration à l'Europe, sa place dans le monde".

Son adversaire, Marine Le Pen, refuse également cette dichotomie, préférant se définir en opposition au "système", observe Guillaume Tabard dans Le Figaro.

Le Pen, la fille du cofondateur du Front national, obtient entre 21% et 22%, un record de suffrages, contre 16,9% pour son père.

"Soit nous continuons sur la voie de la dérégulation totale, soit vous choisissez la France", a-t-elle dit dimanche.

Reste le second tour: il ne va pas être si simple.

M. Hamon a parlé d'un échec et d'une "profonde meurtrissure".

A l'issue d'une réunion de son bureau national, le PS unanime a pour sa part appelé "à battre l'extrême droite" et donc "à voter" pour Emmanuel Macron.

François Fillon, le candidat de la droite et du Centre s'impose au Coudray, Saint-Denis-D'Authou, Nogent-le-Rotrou ou encore Anet.

C'est l'effondrement d'un parti du parti au pouvoir.

De son côté, le conservateur "Daily Mail" titre sur "Une nouvelle révolution française" en expliquant que la France faisait maintenant face à son propre référendum pour l'Union européenne tandis que le Times, quotidien de centre-droit, évoque "une élite française humiliée par des marginaux en route vers la victoire" avec une photo d'une Marine Le Pen tout sourire. A la question "vous n'avez pas de doute, ce débat aura lieu?", le directeur de campagne de la candidate FN a répondu: "Je pense, il devrait avoir lieu".

Dès lundi, les deux candidats vont de nouveau fourbir leurs armes. M. Macron a été ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement de Manuel Valls, d'août 2014 à août 2016.

"Il faut déjà penser au 2e tour".

"Je souhaite, dans 15 jours, devenir (.) le président des patriotes face à la menace des nationalistes", a-t-il dit.

Voyons plus loin: Emmanuel Macron aura-t-il les épaules assez larges pour satisfaire les espoirs des Français? C'est finalement Marine Le Pen qui affrontera Macron. "Défaite personnelle" d'une "droite recroquevillée" sur "ses seules bases bourgeoises et conservatrices", estime pour sa part le maire de Tourcoing Gérald Darmanin, ex-soutien de Nicolas Sarkozy. Ça, c'est quand même intéressant. "Est-ce qu'ils vont renaître autrement?", s'est interrogée Mme Beaudoin. Inconnu du grand public il y a encore deux ans, il a réussi à bénéficier d'un alignement des planètes hors norme et a démontré son agilité tactique: il a su profiter à plein de l'effacement de François Hollande, de l'effondrement du Parti Socialiste et bien entendu du #PénélopeGate de François Fillon.

Le taux de participation à Vannes s'élève à 81,60 %.

Six militantes Femen qui tentaient de s'approcher de Marine Le Pen, alors qu'elle se rendait au bureau de scrutin, ont été arrêtées de manière musclée par les forces de l'ordre.

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