Marine Le Pen arrive en tête en Seine-et-Marne — Présidentielle

Soutenu par les ténors de gauche comme de droite, il devient le grand favori pour occuper l'Elysée.

"C'est quand même la bérézina pour M. Hamon".

La présidente du Front national a réuni 21,91 % des suffrages, selon le décompte provisoire du ministère de l'Intérieur, et recueille 7,2 millions de voix.

La suite est connue: malgré les chausse-trappes, les rumeurs, les procès en inexpérience et une incrédulité traduite si souvent par le qualificatif de "baudruche ", Macron a - en à peine plus d'un an! - su conquérir peu à peu un nombre suffisant d'électeurs pour réussir son pari.

Premier séisme jusque là pressenti mais désormais évident: aucun des deux partis de gouvernement ayant historiquement conduit les affaires de la France n'est présent au second tour.

Les Français n'ont de cesse de se dire dégoûtés de la politique.et pourtant, ils ont largement participé aux primaires, ils ont été très assidus aux grandes émissions politiques et ils ont fait explosé les scores d'audience aux débats du 1er tour.

Alors que le Front national saluait "une victoire historique", le premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve, a invité "tous les républicains" à "faire barrage à l'extrême droite" au second tour, dans une déclaration solennelle.

Le Jerusalem Post quant à lui parle d'une France qui "rejette l'establishment" et les partis traditionnels. La mort dans l'âme, je vais voter pour Emmanuel Macron, contre le FN. C'est le signe d'une refondation politique à gauche. Fort des soutiens de la plupart des autres candidats (à l'exception de Jean-Luc Mélenchon), il semble bien parti pour succéder à son ancien collaborateur François Hollande. De leur côté, des jeunes Fillonistes avouaient qu'ils souhaitaient se donner du temps pour faire leur choix avant le second tour.

Voici une courte revue de presse des quotidiens belges francophones: "En marche vers l'Elysée", titre Le Soir en reprenant en partie le slogan d'Emmanuel Macron, qui a remporté le premier tour de l'élection présidentielle française.

Le député Les Républicains Thierry Solère, ex-porte-parole de François Fillon, a affirmé lundi que la droite devait prendre la "bonne décision" qui est "d'aider à élire" Emmanuel Macron président de la République. Les législatives en juin seront un enjeu primordial. Malgré un meilleur score qu'en 2012, le candidat souverainiste ne parvient pas à passer la barre des 5 % et ne sera donc remboursé que du dizième de ses frais de campagne.

"J'ai un bon et un mauvais sentiment en prenant connaissance de ces résultats". Les souverainistes qui ont voté pour des petits candidats et la frange la plus conservatrice de la droite pourraient aussi lui apporter des voix. Une politique à l'opposé de celle d'Emmanuel Macron, qui souhaite renforcer le libre-échange, en validant le CETA (accord commercial entre l'Union européenne et le Canada), et approfondir l'intégration européenne, via la création d'un budget propre à la zone euro. Il incarne une nouvelle génération, un nouvel espoir, une nouvelle époque. "Et le DP se reconnaît parfaitement dans le mouvement de Macron".

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