" Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron " — François Hollande

Sur le papier, la victoire le 7 mai est presque impossible pour Marine Le Pen.

Au terme d'une campagne présidentielle de plusieurs mois riche en rebondissements et au suspense inédit, le centriste Emmanuel Macron, 39 ans, est arrivé en tête du premier tour dimanche, avec 23,86% des suffrages, suivi par la dirigeante du Front national, 48 ans, avec 21,43% des voix, selon des résultats quasi-définitifs.

" Tous contre Marine", pour la Dernière Heure qui revient notamment sur la mobilisation anti-Front national initiée à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle". Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Cependant, Marine Le Pen n'est pas parvenue à décrocher la première place, que les sondages lui ont longtemps promis depuis deux ans. "Le second tour opposera donc le social-libéralisme au nationalisme, l'ouverture à la fermeture, l'Europe unie à la France seule", explique Laurent Joffrin, dans Libération, ajoutant qu'"en principe, grâce aux républicains de tous les partis, le jeune premier du scrutin l'emporte sur la vilaine marâtre". Dès l'annonce des résultats hier, les deux principaux partis politiques, qui dirigent le pays au sein de la grande coalition, ont d'ailleurs exprimé leur satisfaction devant le bon résultat obtenu par l'ancien banquier d'affaires. Tandis que Jean-Luc Mélenchon, adversaire déclaré de Marine Le Pen, déserte le champ de bataille sans donner de consigne de vote, c'est François Fillon qui appelle à voter sans ambages contre le Front national (FN).

Mais "une élection n'est jamais gagnée d'avance", a averti lundi le centriste François Bayrou, un de ses soutiens. Entre les casseroles de François Fillon, les combats internes du PS, le radicalisme du FN et la " nuée " de candidats plus ou moins fantaisistes ou extrémistes, les Allemands auraient été nombreux à voter en faveur de l'ex-ministre de l'Économie. Les seuils évoqués, même avec l'appui d'électeurs de Dupont-Aignan et d'autres petits candidats, sont donc encore trop justes. Le marché a visiblement salué le dénouement du premier tour. Au lendemain du second tour de la présidentielle commencera en effet la campagne pour les élections législatives.

Pour autant, de nombreuses incertitudes demeurent quant à la capacité d'Emmanuel Macron à mener sa politique en cas de victoire.

Dans un éditorial mis en ligne dans ses éditions anglaise et chinoise, le quotidien Global Times, proche du pouvoir, rappelle que " la plupart des observateurs français comme européens pensent que Macron l'emportera ". 10283 électeurs ont voté dans les 14 bureaux de vote outre-Sarine. Pour la défense de l'Europe et de la mondialisation ou de leur "patrie"? "Les Français ont renvoyé gauche et droite dos à dos pour tenter une nouvelle aventure", commente Yolande Baldeweck dans L'Alsace.

Dans une première partie très économique, François Hollande a mis en garde contre "un pouvoir d'achat qui serait amputé ", "des milliers d'emplois qui seraient supprimés dans les industries", "une hausse des prix sans précédent qui frapperait les plus fragiles " ou encore "le danger de l'isolement de la France et d'une rupture avec l'Union européenne".

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