Présidentielle: Hollande votera Macron pour contrer "le risque" Le Pen

Le second tour de l'élection présidentielle en France opposera Emmanuel Macron et Marine Le pen.

Le scrutin de dimanche a vu l'élimination des deux partis dominant la vie politique depuis quarante ans: le parti gaulliste, aujourd'hui Les Républicains, et le Parti socialiste. "Pour ma part je voterai Emmanuel Macron", a dit le président, qui a salué "toutes les formations politiques" ayant appelé à voter pour le candidat d'En Marche!, arrivé en première position dimanche, devant Marine Le Pen.

Comme lui, la plupart des ténors de la droite et de la gauche ont appelé à voter Emmanuel Macron. Une petite phrase dont les internautes se sont amusés sur Twitter mais qui pourrait ne pas faire sourire tout le monde. Selon le chef de l'Etat, l'élection de Marine Le Pen représenterait "un risque pour le pays". Un électorat qui a "conscience de la différence de nature entre la culture démocrate-chrétienne de François Bayrou (soutien du candidat d'En Marche!, NDLR) et le libéralisme postmoderne d'Emmanuel Macron, mais qui continuera à voir Marine Le Pen comme un épouvantail".

"Face à la menace terroriste qui exige la solidarité et la cohésion de notre pays, l'extrême droite diviserait profondément la France", a-t-il ajouté.

Les deux finalistes, invités par le chef de l'État à participer mardi à l'hommage national au policier tué dans un attentat sur les Champs-Élysées, préparent désormais le traditionnel débat télévisé de l'entre-deux-tours, prévu le 3 mai. D'après lui, une victoire de la candidate du Front national et la sortie de l'euro qu'elle promet engendreraient une amputation du pouvoir d'achat des Français, tandis que les " mesures protectionnistes " qu'elle prône provoqueraient la suppression de milliers d'emplois. "Tout ce à quoi j'ai scrupuleusement veillé depuis le début de mon mandat".

Le président de la république François Hollande a déclaré qu'il allait voter pour Emmanuel Macron. L'ancien ministre de l'Économie veut dessiner "un marché du travail qui fonctionne plutôt sur les contours de la flexisécurité à la scandinave", juge Emmanuel Jessua. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.

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