1 policier tué et 3 autres blessés — Fusillade à Paris

Ce Français de 39 ans, né à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis était connu des services de police.

Le procureur Molins a présenté le déroulé de l'attaque de jeudi avec précision.

"L'auteur a mis pied à terre et a fait feu en direction de la vitre conducteur atteignant le fonctionnaire de police âgé de 37 ans installé derrière le volant".

L'agresseur a ensuite pris la fuite quelques minutes après, avant d'être abattu par d'autres policiers.

" Hier un policier a payé de sa vie la mission de protection qu'il assurait en tombant sous les balles d'un terroriste".

Un mot manuscrit défendant Daech, acronyme arabe de l'Etat islamique (EI), a été retrouvé près du corps de l'assaillant, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Selon BFM TV, un fusil à pompe, des armes blanches et un couteau de cuisine ont été retrouvés dans la voiture de l'assaillant. Lors de sa convocation, le juge n'avait toutefois pas révoqué son sursis avec mise à l'épreuve, a précisé François Molins.

Après l'attentat, l'avenue des Champs-Elysées à Paris a été bloquée durant plusieurs heures par les policiers.

Avec son profil très éloigné de ceux des auteurs des attentats de Paris et Bruxelles, Karim Cheurfi est-il un simple déséquilibré qui a assouvi sa haine des policiers et qui a agi seul?

"Il a ouvert le feu sur des policiers sachant qu'il allait se faire tuer par eux", estime une source proche de l'enquête. Placé en garde à vue, il a finalement été libéré "faute de preuves", toujours selon des sources proches de l'enquête. La garde à vue montre qu'il s'est fait livrer des couteaux de chasse, un masque et une go-pro. Mais ces éléments n'étaient pas suffisants pour caractériser les menaces d'assassinats qui étaient caractérisées. "La garde à vue avait donc été levée par le parquet de Maux".

Cet homme sans profession connue avait déjà eu affaire plusieurs fois à la justice, pour des vols avec violence, puis trois tentatives d'homicide.

Mais à peine un mois plus tard, il est arrêté pour un vol avec effraction, avec refus d'obtempérer, recel de vol et usurpation plaques, le tout en récidive.

En février 2005, il avait ainsi été condamné à quinze ans de réclusion pour avoir tenté de tuer un élève gardien de la paix portant un brassard de police ainsi que le frère de celui-ci. Trois autres personnes (deux policiers et une touriste allemande) ont été blessées.

Il était en effet bien connu de la justice, de la police et des services de renseignement. Un homme qui ne présentait aucun signe de radicalisation et n'était pas fiché S - cette étiquette collée aux individus susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l'État. Elargi de prison le 14 octobre 2015, il se consacre à la vente de vêtements sur les marchés. Après sa nouvelle sortie de détention en 2015, il n'avait pas particulièrement fait parler de lui. "On avait des petits dossiers sur lui mais rien de transcendant".

Une étrange revendication de Daesh: l'attaque a été presque aussitôt revendiquée par Daesh.

Du reste, Karim Cheurfi n'est pas décrit dans son voisinage comme un homme radicalisé ayant pu graviter dans la nébuleuse salafiste jihadiste.

"Vous lui disiez Daech, je suis sûr qu'il ne savait même pas ce que c'était", indique Salim, un autre voisin.

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