Les policiers en "colère" interpellent les candidats à la présidentielle — France

Policier tué aux Champs-Elysées hommage national à Xavier Jugel

Des policiers portent le cercueil au début de la cérémonie d'hommage national au policier Xavier Jugelé à Paris le 25 avril 2017 AFP- bertrand GUAY

Au départ du cortège de policiers, les manifestants ont observé une minute de silence en hommage à leur collègue.

"Aujourd'hui c'est la manifestation des gardiens de la paix, des gardiens de la République".

Xavier Jugelé, 37 ans, a été tué jeudi de deux balles dans la tête par Karim Cheurfi, qui a blessé deux autres policiers ainsi qu'une Allemande avant d'être tué à son tour.

"Ce qu'on veut, c'est des mesures concrètes de notre vivant et non à titre posthume" déplorer Gilles Clain, secrétaire du syndicat SGP Police FO, à l'origine du rassemblement.

Aux cris de "policiers attaqués, société en danger", "rythme infernal, besoin d'une vie sociale" ou encore "reconnaissance pour la police en France", les policiers voulaient faire entendre à Paris leurs revendications aux deux finalistes du second tour et rendre hommage à "Xavier [Jugelé] et à tous [leurs] collègues lâchement assassinés dans la guerre contre Daesh", a dit Yves Lefebvre.

Le cortège est ensuite arrivé aux Invalides.

Unité-SGP FO est le deuxième syndicat de gardiens de la paix.

Il n'a pas donné de consigne de vote, contrairement à Alliance, le syndicat majoritaire, qui a appelé à "voter contre la candidate du Front national". "Dans la police secours, c'est un week-end toutes les six semaines", déplore le secrétaire général.

Lors de l'hommage mardi au policier tué, en présence des deux candidats, le président François Hollande avait demandé aux "élus de demain" de donner aux forces de l'ordre les moyens "nécessaires" pour assurer la protection des Français. Ce dernier réclame ainsi la possibilité de passer à un rythme de travail qui permet aux agents d'avoir un week-end sur deux de libre: "On constate une montée de la violence dans les banlieues".

"M. Macron et Mme Le Pen, cette colère vous devez l'écouter", a-t-il lancé.

Après la violente attaque contre quatre agents à Viry-Châtillon (Essonne) début octobre, une fronde inédite avait éclaté cet automne parmi les policiers de base, un mouvement qui avait échappé aux syndicats.

Le gouvernement a depuis annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros, notamment pour de nouveaux matériels et véhicules, et a assoupli les conditions dans lesquelles les policiers peuvent faire usage de leur arme. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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