Le président chinois appelle Donald Trump à la "retenue" — Corée du Nord

Damir Sagolj  Reuters                       La Corée du Nord se dit

Damir Sagolj Reuters La Corée du Nord se dit"prête à couler le porte-avions américain

L'amiral américain en charge de "l'armada" envoyée par Donald Trump vers la péninsule coréenne, comme mesure dissuasive face à la Corée du Nord, a déclaré mercredi assumer l'entière responsabilité pour la "confusion" qui a vu le porte-avions et ses navires de guerre naviguer dans la direction opposée.

Washington a dépêché le porte-avions nucléaire Carl Vinson et son escorte dans la péninsule coréenne, où il devrait arriver d'ici la fin de la semaine après une certaine confusion sur sa position exacte.

A Washington, le département d'Etat a annoncé lundi que le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, présiderait vendredi une réunion ministérielle spéciale du Conseil de sécurité de l'Onu consacrée à la Corée du Nord. Cette conversation intervient sur fond de tensions croissantes entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Certes, la Corée du Nord dispose de la quatrième plus grande armée en termes d'effectifs mais le budget de Séoul est 25 fois plus grand que celui de Pyongyang, ce qui se reflète dans la modernité de son matériel militaire. "C'est la preuve qu'une invasion de la Corée du Nord se rapproche tous les jours ".

Le gouvernement d'Abe a accru les inquiétudes au Japon en émettant des conseils en matière de défense civile sur la façon de réagir en cas d'attaque de missiles balistiques: se réfugier sous terre ou dans le bâtiment solide le plus proche.

Cependant, malgré la mention sur la nécessité d'un dialogue, le principal focus de la politique américaine serait la pression. Il s'agirait d'une démonstration de force à l'égard de la Corée du Sud et des Etats-Unis. Le monde et plus particulièrement l'Afrique n'a rien à perdre lors d'un conflit USA/Corée du Nord. "Toutefois, nous sommes prêts à nous défendre et à défendre nos alliés", indique le communiqué.

Le régime nord-coréen a répondu de la même manière avec des menaces horribles contre les États-Unis, ce qui a fourni à Washington un prétexte pour le renforcement militaire.

La Maison-Blanche a par ailleurs rapporté que le président et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entretenus au téléphone du " défi urgent en matière de sécurité " que représente la Corée du Nord.

L'administration Trump a délibérément attisé les tensions sur la péninsule coréenne, menaçant des frappes militaires préventives si Pyongyang procède à un sixième essai nucléaire ou à d'autres lancements de missiles balistiques. On en doute car la Corée est une puissance nucléaire.

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