Le Pen défie Macron chez Whirlpool

Quant à Emmanuel Macron, "je ne suis pas d'accord avec lui sur ses positions mais il a au moins respecté une chose, c'est la démocratie représentative" en ayant d'abord "une première discussion avec les syndicats" avant de venir sur le site, a dit M. Mailly. La visite improvisée du candidat du second tour à l'élection présidentielle aux ouvriers de l'usine Whirlpool à Amiens, sur ses terres, a commencé par une scène de chaos. "Il ne suffit pas de crier au loup tous les cinq ans", a-t-il conclu.

Le chef de l'État, qui a invité à voter pour l'autre finaliste, Emmanuel Macron, a demandé à chacun d'être " totalement mobilisé dans cette campagne ", a ajouté Stéphane Le Foll. Marine Le Pen a fustigé l'ancien ministre de l'Economie le décrivant comme du côté de l'oligarchie, du côté du Medef qui a appelé à voter pour lui.

C'est ensuite le thème des valeurs qui revient souvent dans les mots d'Emmanuel Macron. "Si je les avais entendues pendant mon discours, évidemment que je les aurais condamnées", a-t-elle déclaré. Il a dénoncé une instrumentalisation de la part de la candidate FN, "puisqu'elle va haranguer des militants politiques sur un parking" et s'est refusé pour sa part à "la démagogie des fausses promesses".

D'une façon générale, la campagne de l'entre-deux-tours n'a pas débuté sous les meilleurs auspices pour Emmanuel Macron.

"C'est important de ne pas alimenter la colère mais d'être à la hauteur des attentes", a déclaré M. Macron, entouré d'une impressionnante nuée de caméras, après avoir précédemment accusé Mme Le Pen d'avoir "fait de l'utilisation politique" du conflit social au sein de l'usine qui doit être délocalisée en Pologne. On peut lui laisser ce mérite, même s'il a dû répondre à l'injonction médiatique de Marine Le Pen qui impose le tempo de cette campagne.

La nouvelle enquête d'opinion réalisée par Ifop sur la présidentielle 2017 donne toujours Macron en tête des intentions de vote au second tour. Hier, Marine Le Pen a cru faire un coup de communication de génie en court-circuitant son opposant, Emmanuel Macron. Pas de quoi empêcher le collectif Sens Commun, qui a activement soutenu le candidat des Républicains au premier tour, de se positionner en faveur de Marine Le Pen.

Malgré la confusion, Emmanuel Macron a finalement pu discuter un bon moment, sur le parking de l'usine, avec un groupe de salariés.

Les syndicats jugent que les négociations entamée sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) n'ont pas permis d'avancer.

La candidate d'extrême droite, vêtue d'une parka blanche, a fait ce 27 avril au lever du jour un tour en mer durant quatre heures, à bord de ce chalutier baptisé "Grâce de Dieu II", qui appartient à Charles Piot, candidat FN aux élections régionales de 2015.

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