Sitôt élu, Macron s'attelle à la composition de son gouvernement

Second tour de l'élection présidentielle incidents lors d'une manifestation à Paris

Résultat présidentielle: Face-à-face tendu à Paris entre les manifestants d'extrême-gauche et les policiers

Le mandat de M. Hollande expire officiellement dimanche prochain et la passation aura lieu durant le week-end.

M. Macron retrouvera lundi le président socialiste sortant François Hollande pour commémorer la capitulation allemande du 8 mai 1945. Il démissionnera dès lundi de la présidence d'En Marche!.

"Je n'aurai pas d'état de grâce", a-t-il lui-même prévenu vendredi.

Emmanuel Macron a été élu dimanche président de la République en battant largement la candidate d'extrême droite Marine Le Pen lors d'un second tour marqué par une forte abstention, mais de nombreux défis attendent cet homme jeune à l'ascension fulgurante, à commencer par l'obtention d'une majorité à l'Assemblée.

Les blancs et nuls approchent les 9% des inscrits (plus de 4,2 millions), un record pour une présidentielle.

Le quotidien Le Monde voit plusieurs "raisons de relativiser ce succès": "une grande partie des Français n'a pas voté +pour+ un candidat mais +contre+ l'extrême droite", ainsi que le niveau record d'abstentions et de vote blancs et nul.

Selon les derniers résultats du ministère de l'Intérieur français, le jeune candidat d'En Marche!, Emmanuel Macron (39), devient le 25e président de la république avec un score de 66,06% des voix.

Malgré la nette défaite, Marine Le Pen s'est réjouie de son "résultat historique et massif" pour un parti "devenu la première force d'opposition".

Quelle part de l'électorat ne se rendra pas dans son bureau de vote à Brest lors du second tour de la présidentielle? Son père Jean-Marie Le Pen avait peu progressé face à Jacques Chirac entre les deux tours en 2002.

A l'Elysée, François Hollande a "félicité chaleureusement" son ex-conseiller dont la "large victoire" confirme l'attachement "aux valeurs de la République" et "à l'Union européenne".

A l'étranger, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est réjoui que les Français aient "choisi un avenir européen", tandis que la chancelière Merkel a salué via un porte-parole une "victoire pour une Europe forte et unie". Le président américain Donald Trump a félicité le vainqueur pour sa "large victoire".

La presse internationale salue une victoire qui est un "frein au populisme" (El Païs) et "rassure ceux qui craignaient que la France ne devienne le prochain pays à succomber aux sirènes du populisme, du nationaliste et de l'anti-mondialisation" (New York Times).

"Il s'agit, dans le respect des processus démocratiques, sans précipitation contre-productive, de ramener l'espoir dans la population et les travailleurs, d'apaiser les tensions en réglant les causes à l'origine de la double fracture, sociale et territoriale", a-t-il ajouté, alors que la loi travail sera sans doute le premier dossier explosif du nouveau président de la République.

Parmi les premières mesures annoncées figurent le dépôt d'une loi sur la "moralisation politique". M. Macron souhaite par ailleurs "dès l'été" réformer le droit du travail par ordonnances, malgré l'opposition à gauche.

En Marche! doit trancher cette semaine les investitures pour les législatives, avec force place laissée au "renouvellement".

Le PS, principal parti de l'Assemblée sortante mais balayé de la présidentielle avec les 6% de Benoît Hamon, est en grand danger, pris en tenaille entre MM. Parmi eux, François Fillon, éliminé au premier tour avec 20,0% des voix. Battue avec moins de 35% selon les premières estimations, la présidente en congé du FN a annoncé "une transformation profonde" du parti, sans en dire plus. La candidate du Front national recueille 34,2% des voix, selon l'Ipsos.

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