Le limogeage du patron du FBI passe mal à Washington — États-Unis

Une intervention surprenante qui pourrait être interprétée comme une tentative de corruption.

Quant au revirement du milliardaire, sa porte-parole a expliqué qu'être candidat était différent d'être président.

Donald Trump a admis, jeudi 11 mai, lors d'une interview accordée à la chaîne NBC qu'il avait demandé à trois reprises au désormais ex-directeur de la police fédérale (FBI), James Comey, s'il était visé par une enquête.

Beaucoup ont fait part de leur surprise face à la révocation de M. Comey pour son traitement de l'enquête sur l'utilisation par Mme Clinton d'un serveur de messagerie privé pour des affaires gouvernementales sensibles, d'autant plus que Trump a naguère loué la conduite du directeur du FBI en la matière.

"Comey a perdu la confiance de pratiquement tout le monde à Washington", a tenté de se justifier sur Twitter le président.

La nomination de James Comey au FBI par Barack Obama en septembre 2013 a été bien accueillie en interne. "J'ai dîné avec lui".

Entre MM. Trump et Comey, les divergences s'intensifiaient depuis des mois alors que l'enquête du FBI s'accélérait, selon plusieurs médias. Le président venait de recevoir le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et a qualifié de "très très bonne rencontre" son premier entretien avec un haut responsable russe. Ce que n'accepte pas la Maison-Blanche.

Les investigations du FBI, ouvertes l'an dernier, s'intéressent aux piratages russes contre le camp démocrate et à une éventuelle "coordination" entre Moscou et des membres de l'équipe de campagne Trump.

Voici les explications successives fournies par le président américain Donald Trump et la Maison Blanche depuis cette annonce soudaine. " Il n'y a pas de collusion entre moi, ma campagne et les Russes", a-t-il martelé. Depuis qu'il a limogé le directeur du FBI James Comey, Donald Trump est, encore plus que d'habitude, assailli de critiques. "J'allais le limoger quelles que soient les recommandations", a-t-il affirmé à NBC. Les accusations d'ingérence dans la politique intérieure des Etats-Unis visant la Russie relèvent "de la fiction", a-t-il ajouté.

Ces commentaires désobligeants n'étaient pas du goût des élus du Congrès, y compris républicains. "Le problème, ce sont les raisons incohérentes qui ont été données".

La Chambre des représentants avait précédemment fait écho à ses propos, et assuré que l'enquête du FBI sur les ingérences de la Russie dans la campagne présidentielle américaine "ne subirait aucune entrave ou influence". "Le travail des hommes et des femmes du FBI continue quels que soient les changements de circonstances, quelles que soient les décisions", a déclaré M. McCabe. La Maison-Blanche a déclaré que ce dernier était "incapable de diriger le Bureau ". Une exigence d'ores et déjà rejetée par la Maison Blanche qui ne la juge "pas nécessaire ".

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