Trump limoge le chef du FBI, tempête à Washington — Etats-Unis

Etats-Unis: Donald Trump a limogé le patron du FBI James ComeyPlus

Etats-Unis: Donald Trump a limogé le patron du FBI James ComeyPlus

Le point en trois questions.

"Sauf qu'il n'a jamais été là-bas", a martelé Donald Trump.

Selon le New York Times, en outre, M. Comey avait réclamé la semaine dernière au ministère de la Justice des moyens supplémentaires pour renforcer l'enquête de ses agents. Les démocrates, mais d'autres aussi, doutent du motif présenté et accusent la Maison blanche de vouloir affaiblir l'enquête du FBI sur la Russie. M. Comey avait justifié cette annonce par sa promesse de tenir le Congrès informé, malgré la tradition de silence du FBI, surtout avant une échéance électorale. Dans son viseur, les démocrates, coupables selon lui d'avoir voulu eux-aussi se débarrasser de James Comey. Cette décision dépend a priori du numéro deux de la Justice, Rod Rosenstein, le procureur général des États-Unis Jeff Sessions s'étant récusé en mars dans cette affaire.

L'ex-président Barack Obama avait obtenu une prolongation d'exercice de l'ancien directeur du FBI Robert Mueller, nommé en 2011 pour un second mandat de seulement deux ans, en faisant valoir ses efforts dans la lutte antiterroriste après les attentats du 11 septembre 2001.

Les Démocrates se sont dits choqués de la mise à l'écart du directeur du FBI, dénonçant le timing de la décision.

"Cette explication pathétique cherche à dissimuler une vérité indéniable: le président a limogé le directeur du FBI au milieu d'une des enquêtes de sécurité nationale les plus importantes de l'histoire de notre pays", a-t-il ajouté.

Parmi les anciens conseillers du président Trump maintenant visés par une enquête figurent le président de sa campagne, Paul Manafort, et Roger Stone, un confident de longue date. Une annonce qui crée la surprise aussi bien qu'une tempête. Cela fait partie d'une guerre secrète entre les grandes agences de renseignement américain et Donald Trump. En octobre, il avait salué le courage de M. Comey.

D'après de nombreux observateurs, c'est ce qui lui coûte son poste aujourd'hui. Il savait tout de l'enquête sur les liens entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, accusée d'avoir interférer dans la présidentielle américaine.

"Nous savons que le FBI est en train d'enquêter pour déterminer si l'équipe de campagne de Donald Trump a conspiré avec les Russes". Sous pression, il a été contraint de se récuser de l'enquête du FBI sur le "Kremlingate". In fine, ce sera le prochain directeur qui pèsera sur la conclusion de ces investigations, et notamment sur la recommandation de poursuites ou non.

Lors d'une conférence de presse au Capitole, il a appelé à la nomination d'un magistrat indépendant pour prendre en main l'enquête russe, actuellement menée par le FBI, jugeant que les Américains étaient en droit de soupçonner que ce limogeage était une tentative d'"étouffer" l'affaire.

Un tel procureur serait plus indépendant qu'un procureur fédéral normal, qui est directement sous les ordres du ministre.

Trump a assuré que républicains et démocrates "finiront par me remercier".

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