Donald Trump menace l'ex-patron du FBI

Trump dans une tempête politique après le limogeage du N°1 du FBI

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"Nous ne pensons pas que cela soit nécessaire", a déclaré Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de M. Trump, interrogée sur cette demande formulée par nombre d'élus démocrates après le limogeage du patron du Fbi, James Comey.

Dans un message diffusé sur Twitter, le président a mis en garde l'ex-directeur du FBI à mots à peine couverts contre la tentation de s'exprimer dans la presse ou de faire des révélations, et laissé entendre que le Maison blanche disposait d'enregistrements des conversations entre les deux hommes.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a publiquement intimé à l'ex-directeur du FBI James Comey de ne pas parler à la presse sur les circonstances confuses de son limogeage, un événement rarissime qui continue de semer le trouble à Washington.

Andrew McCabe a pris les rênes de la police fédérale au pied levé, en remplacement de James Comey, congédié soudainement par le président américain mardi soir.

Impossible de savoir si cette requête présentée par M. Comey, qui a été transmise au procureur général adjoint Rod Rosenstein, s'était rendue jusqu'au président.

Les actions de M. Trump laissent planer l'incertitude sur l'enquête à propos de la Russie.

Les audiences sur la nomination d'un nouveau directeur du FBI deviendront sans aucun doute l'occasion de faire encore des demandes de la part de démocrates du Sénat pour qu'un avocat indépendant soit nommé pour superviser l'enquête sur les accusations d'ingérence russe lors des élections américaines.

Mercredi matin, Donald Trump a justifié ainsi sa décision: "Il ne faisait pas du bon travail, c'est très simple".

Dans le même entretien, Donald Trump a confirmé qu'il avait lui-même demandé à James Comey, lors d'un dîner, puis lors de deux conversations téléphoniques, s'il était personnellement visé par l'enquête en cours du FBI sur les ingérences russes dans la campagne électorale de 2016, et sur une éventuelle coordination entre des membres de l'équipe Trump et la Russie.

Pour justifier la réouverture de l'enquête 11 jours avant l'élection, M. Comey avait dit que l'une des proches collaboratrices d'Hillary Clinton, Huma Abedin, avait envoyé " des centaines et milliers " de courriels sur l'ordinateur de son mari, dont certains qui contenaient des informations classifiées.

"Il voulait rester le chef du FBI et j'ai dit que j'y réfléchirai", a raconté M. Trump.

Depuis le limogeage de James Comey, les compliments sur lui se multiplient. Je ne m'étendrai pas sur la décision ou la manière dont elle a été appliquée.

Ces contacts de président à directeur du FBI ont étonné le sénateur républicain Lindsey Graham, qui a promis de "poser la question".

Mais elle avait aussi ajouté que Donald Trump envisageait depuis son arrivée au pouvoir, en janvier, de se séparer de M. Comey. Le FBI enquête non seulement sur une éventuelle collusion, mais aussi plus généralement sur les piratages russes.

Pour l'instant, la digue républicaine tient au Congrès, où l'opposition démocrate reste isolée dans son appel à la nomination d'un procureur spécial pour assurer l'indépendance de l'enquête. Et les deux ont invité Comey à comparaître à une séance secrète du comité mardi prochain, dans sa première occasion de se pencher sur son licenciement devant une instance officielle, mais à huis clos. Être un directeur provisoire ne requiert pas la confirmation du Sénat, mais serait limité à six mois de service, en attendant la sélection et la confirmation d'un remplaçant permanent de Comey.

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