Renault touché à son tour par la vague de cyberattaques internationales

Des experts en sécurité informatique ont expliqué, dans le journal américain New York Times, que le virus exploitait "une vulnérabilité découverte et développée par la NSA" afin de hacker des systèmes d'exploitation Windows. L'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information a indiqué qu'il s'agissait de la seule victime française à ce stade.

L'attaque récente est d'un niveau sans précédent et exigera une investigation internationale complexe pour identifier les coupables.

D'après les médias locaux, des dizaines de pays dans le monde, dont le Royaume-Uni, l'Australie, l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, la Roumanie, le Vietnam, le Japon, les Philippines et la Russie, ont été touchés par cette vague d'attaques informatiques de grande ampleur.

Elle a indiqué l'attaque avait été détectée vendredi en fin de journée.

Forcepoint Security Labs, autre entreprise de sécurité informatique, évoque de son côté "une campagne majeure de diffusion d'emails infectés", avec quelque 5 millions d'emails envoyés chaque heure répandant le logiciel malveillant appelé WCry, WannaCry, WanaCrypt0r, WannaCrypt ou Wana Decrypt0r. Elle a notamment touché le service public de santé britannique, le système bancaire et plusieurs ministères russes, le géant américain de livraison FedEx ou encore la compagnie de télécoms espagnole Telefonica. Des patients ont été réorientés vers d'autres hôpitaux, et des opérations chirurgicales ont été annulées.

Des images ont été partagées sur les réseaux sociaux avec des écrans d'ordinateurs du NHS demandant le paiement de 300 dollars en bitcoins avec la mention: "Oups, vos dossiers ont été cryptés". Le paiement doit intervenir dans les trois jours, ou le prix double, et si l'argent n'est pas versé dans les sept jours les fichiers piratés seront effacés.

A la suite de la vague de cyberattaques qui a touché plusieurs pays vendredi, Renault avait dû mettre à l'arrêt samedi plusieurs de ses sites de production par précaution.

En Slovénie, l'usine d'une filiale de Renault, la société Revoz, a également été touchée.

L'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3.400 salariés et produit par jour 640 véhicules utilitaires, essentiellement des Renault Trafic, a notamment été touchée, selon des sources concordantes.

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