Macron face au défi de la recomposition — Gouvernement

Paris le 1er mars 2017. Bernard Accoyer secrétaire général des Républicains

Paris le 1er mars 2017. Bernard Accoyer secrétaire général des Républicains

Celle d'un ancien premier ministre qui ne sera jamais chef de l'Etat mais qui a la consolation de voir l'un de ses anciens conseillers - " un homme de grand talent " - devenir chef du gouvernement etêtreainsi l'artisan de la recomposition politique menée par Emmanuel Macron.

Comme annoncé depuis plusieurs jours, Edouard Philippe, député-maire Les Républicains du Havre, a été nommé Premier Ministre lundi, par le nouveau Président de la République Emmanuel Macron.

Mais les cinq nominations officielles concernent pour l'heure exclusivement des hommes, dont quatre énarques, comme M. Macron.

Pour incarner la société civile, le chef de l'Etat veut convaincre l'écologiste Nicolas Hulot d'accepter un "ministère de la transition écologique".

Dans le sillon ouvert par Edouard Philippe, d'autres prises devraient suivre chez LR, tel l'ancien ministre et candidat à la primaire de la droite Bruno Le Maire, qui se verrait bien au Quai d'Orsay ou à la Défense. Autres noms cités à droite: le juppéiste Benoist Apparu ou le lemairiste Franck Riester. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui lorgne aussi sur la Défense, a rejoint les signataires, comme Jean-Louis Borloo. Piliers de la campagne venus du parti socialiste, Richard Ferrand, Christophe Castaner et Gérard Collomb (maire de Lyon), donné favori pour l'intérieur, semblent incontournables.

"Défenseur de l'" identité heureuse " là où une partie de son camp s'employait à exacerber les passions tristes, Alain Juppé avait promis, s'il était élu président de la République de faire ce à quoi s'attelle aujourd'hui M. Macron: " couper les deux morceaux de l'omelette pour que les gens raisonnables gouvernent ensemble et laissent. Les noms de Marielle de Sarnez, bras droit de M. Bayrou, de l'ex-ministre chiraquienne Anne-Marie Idrac ou de la députée européenne MoDem Sylvie Goulard circulent aussi.

Le nouveau président pourrait également choisir de propulser de jeunes espoirs féminins du privé, comme Astrid Panosyan, passée par la direction d'Unibail-Rodamco, la spécialiste de la communication Axelle Tessandier, la productrice de cinéma Frédérique Dumas ou Amélie Castéra-Oudéa, cadre sup d'Axa, intéressée par les sports.

Dans cet "alliage", il doit montrer une cohérence dépassant les débauchages individuels. Son parti, La République en marche (REM), se définit comme "et de droite, et de gauche". Évoquant un "attelage hasardeux", le candidat de La France insoumise a demandé aux Français de ne pas "donner les pleins pouvoirs à M. Macron et à son Premier ministre" lors des scrutins des 11 et 18 juin.

A gauche, Jean-Luc Mélenchon a été le premier à réagir, voulant toujours prendre de vitesse le PS en s'affirmant comme le premier opposant au tandem Macron-Philippe pour les législatives, et appelant à une "cohabitation nécessaire". Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

Dernières nouvelles