Un accord trouvé entre les mutins et le gouvernement (Ministère) — CÔTE D'IVOIRE

Côte d'Ivoire: un mort à Bouaké, intervention de l'armée en cours

Un blessé par balle à Bouaké décède

Des troupes de l'armée régulière ivoirienne avancent ce dimanche vers Bouaké, la deuxième plus grande ville de Côte d'Ivoire, dans le cadre d'une opération lancée par le chef de l'état Major des armées "pour rétablir l'ordre " après trois jours de mutinerie au sujet des paiements des primes et des arriérés de salaire.

Des soldats qui demandent le versement de reliquats de primes promises par le gouvernement après les mutineries de janvier, descendent dans les rues d'Abidjan, de Bouaké et Korogho en tirant des coups de feu en l'air pour marquer leur mécontentement. Un premier bilan fait état d'un mort et d'une vingtaine de blessés, dont six par balles, depuis ce nouveau mouvement de grogne de plusieurs centaines de soldats, qui fait suite à une précédente mutinerie en janvier.

Un habitant de la ville rapporte avoir entendu des tirs à l'arme lourde, preuve de l'intensité de la tension qui règne actuellement à Bouaké depuis 5h du matin.

Les mutins ivoiriens interrogés lundi soir étaient sceptiques voire hostiles quant à l'annonce surprise par le gouvernement qu'un accord avait été trouvé avec leurs représentants.

La situation était aussi tendue à Korhogo, la principale ville du nord du pays.

Argument de poids que les lieutenants-colonels Cherif Ousmame, Kone Issiaka et Wattao ont certainement dû faire valoir lors de deux heures de négociations sur la route, quelques kilomètres avant Bouaké, avec une délégation de mutins. Il a demandé aux mutins de déposer les armes, ajoutant que ceux qui continuent de menacer des civils et de défier les autorités devront faire face à des mesures disciplinaires. Ces derniers exigeraient cependant le paiement intégral de 7 millions FCFA par soldat. Des menaces de sanctions ont été proférées, ce qui n'a pas fait fléchir leur position.

Les mutins sont des anciens rebelles qui ont soutenu M. Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011 et qui ont ensuite été intégrés à l'armée.

Jeudi, un représentant de soldats avait annoncé renoncer aux revendications financières, lors d'une cérémonie en présence du président Ouattara et d'autres soldats, qui se voulait visiblement un point final à la protestation des forces de sécurité. À l'époque, ils avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18 000 euros) pour chacun d'eux, et obtenu le versement dès janvier de 5 millions de francs CFA (7 500 euros). On leur avait promis les sept millions restants par tranche à partir de ce mois de mai. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

Le ministre a expliqué que des échanges entrepris depuis dimanche ont abouti à un accord, sans donner d'autres détails.

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