USA: Un crématorium construit dans une prison près de Damas

Le régime syrien utilise un

Les USA accusent le régime syrien d'utiliser un "crématorium" pour cacher des "meurtres de masse"

Selon les autorités américaines, le régime syrien aurait recours à un "crématorium" pour dissimuler les "meurtres de masse" perpétrés par Damas.

En février, un rapport de l'ONG Amnesty international dénonçait également des assassinats qui ont eu lieu dans la prison de Saydnaya. Amnesty n'avait cependant pas évoqué de "crématorium" et la Syrie avait contesté un rapport "totalement faux".

"Nous pensons maintenant que le régime syrien a installé un crématorium dans le complexe de la prison de Sednaya qui permet de se débarrasser des restes des détenus en laissant peu de traces", a-t-il poursuivi, photos aériennes de la prison à l'appui. Il n'a toutefois pas dit avec certitude si le "crématorium" était toujours en service, renvoyant à la photo satellite du 18 avril dernier montrant la prison et son "probable crématorium". Le diplomate à appelé Bachar el-Assad "à mettre fin àces arocités", et l'Iran et la Russie, ses alliés, à user de leur influence sur l'homme fort de Damas pour favoriser un cessez-le-feu et des pourparlers. L'Américain a demandé au Russe que Moscou "contienne" Damas.

Stuart Jones n'est pas allé jusqu'à accuser la Russie d'être complice des "crimes de masse" perpétrés précisément à Saydnaya, mais il a rappelé que "les Etats-Unis avaient exprimé maintes fois leur consternation devant les atrocités commises par le régime syrien" d'une manière plus générale.

Après sa rencontre le 10 mai avec le président Donald Trump dans le Bureau ovale, M. Lavrov s'était félicité d'une "compréhension mutuelle" et d'une volonté de "coopérer" entre deux puissances aux relations exécrables depuis 2012, notamment en raison du conflit syrien.

A la fin de la présidence de Barack Obama (2009-2017), les Etats-Unis s'étaient même mis en retrait du processus diplomatique et avaient laissé la Russie prendre la main. "Début mai la Russie, la Turquie et l'Iran ont décidé de créer des "zones de désescalade" et de" sécurité" censées faire baisser les violences. Washington s'est dit "sceptique" et préfère "soutenir" le processus de Genève de négociations politiques indirectes entre le régime syrien et l'opposition sous l'égide de l'ONU.

"Quand il sera prêt à agir, il le communiquera à tout le monde", a éludé son porte-parole Sean Spicer.

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