DIRECT Emmanuel Macron et Edouard Philippe présentent leur gouvernement

Première étape, lundi Emmanuel Macron a nommé un Premier ministre venu du parti Les Républicains, Edouard Philippe, ce qui a eu pour effet immédiat de semer la zizanie à droite sur le soutien ou non à ce gouvernement inclassable. En 2014, Thomas Thévenoud, nommé secrétaire d'État, avait été contraint de démissionner neuf jours plus tard en raison de retards de déclarations de revenus.

La HATVP a été créée par loi sur la transparence adoptée en 2013 sous le quinquennat de François Hollande, après le scandale Cahuzac.

Signe de la primauté donnée à l'éthique, l'annonce de cette équipe d'une quinzaine de ministres a été retardée de 24 heures, afin de vérifier la situation fiscale de chacun et l'absence de conflits d'intérêt.

Le chef de l'Etat a entamé son quinquennat en se rendant lundi à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, qui s'est montrée ouverte à son idée de changement des traités européens pour réformer l'Europe. Objectif: peaufiner la composition d'une équipe devant incarner le "renouvellement politique", dans la perspective des législatives (11-18 juin). Il s'agit de la première fois sous la V République qu'un président issu de la gauche choisit un homme politique de droite pour diriger son gouvernement. Il cherche par exemple à convaincre Nicolas Hulot, ancien présentateur de télévision et figure respectée de l'écologie, d'accepter un "ministère de la Transition écologique".

"Emmanuel Macron a une stratégie intelligente et maligne, celle de dire 'je vais leur tendre la main pour faire exploser la droite'", déplore-t-elle sur France Info indiquant "croire qu'Alain Juppé a tenté de dissuader Édouard Philippe d'aller à Matignon". Autres noms cités à droite: le juppéiste Benoist Apparu ou le lemairiste Franck Riester.

Emmanuel Macron, à peine investi, maîtrise déjà l'art du teasing.

Interrogé sur une éventuelle exclusion de M. Philippe, le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer a répondu qu'il n'en était "pas question", mais souligné que M. Philippe s'était "de lui-même" mis "en dehors" de sa famille.

Une autorité garante d'une bonne gouvernance pour Jean-Baptiste Gastinne. Battu aux législatives, il doit quitter le gouvernement.

Quant aux partisans d'Emmanuel Macron, ils justifient le choix d'Édouard Philippe comme Premier ministre.

Au centre, outre François Bayrou, on pourrait retrouver l'ancienne ministre de l'Environnement et soutien d'Emmanuel Macron Corinne Lepage et les eurodéputées Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou, et Sylvie Goulard.

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