Edouard Philippe : 6 choses à savoir sur le nouveau Premier ministre

L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve et son successeur Edouard Philippe à Matignon à Paris le 15 mai 2017THOMAS SAMSON

L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve et son successeur Edouard Philippe à Matignon à Paris le 15 mai 2017THOMAS SAMSON

L'exécutif souhaite se donner un "temps de vérification" des situations fiscales et d'éventuels conflits d'intérêt, a fait savoir l'Elysée. Le président Emmanuel Macron a également nommé le secrétaire général de l'Élysée, Alexis kholer, son ancien conseiller à Bercy, ainsi que ses proches conseillers. En 2014, Thomas Thévenoud, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur du gouvernement Valls, s'était vu contraint de démissionner neuf jours après sa nomination pour avoir un temps omis de déclarer ses revenus.

"Une procédure approfondie sera menée sur la situation fiscale et les déclarations d'intérêt des membres du gouvernement dès leur nomination", précise la présidence. Leur profil approuvé, les nouveaux ministres "s'engageront à exercer leur fonction gouvernementale de manière irréprochable", selon l'Elysée, alors que 75% des Français pensent qu'élus et dirigeants politiques sont plutôt corrompus, selon un récent sondage. Le scandale avait été d'autant plus retentissant pour le président sortant qu'il succédait à l'affaire Cahuzac, à l'origine de la création, à l'automne 2013, de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qui n'a pas tardé à faire la preuve de son utilité.

Par écho, le premier Conseil des ministres du quinquennat Macron a été reporté de mercredi à jeudi matin. Et si Édouard Philippe est devenu général, c'est parce qu'il a la délicate tâche de rassembler autour du président de la République.

Des socialistes ralliés dès la première heure à Emmanuel Macron pourraient entrer au gouvernement.

Pour la formation du gouvernement, 71 % des personnes sondées souhaitent que des élus du Centre vont l'intégrer contre 63 % pour des personnalités de droite et 62 % pour celles de gauche.

Début mai, Emmanuel Macron avait déclaré qu'il choisirait ses ministres "pour leur expérience, leur compétence, ce qu'ils ont fait, et pas pour ce qu'ils représentent ou leur poids politique". A droite, les noms de Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet ou encore Jean-Pierre Raffarin reviennent avec insistance.

Le premier ministre d'Emmanuel Macron tient un rôle central car la nomination d'un gouvernement est "un savant dosage à faire entre la société civile, la parité, la droite et la gauche". Gérard Collomb, le maire de Lyon, hésitait encore hier.

Pour incarner la société civile, le chef de l'État veut convaincre l'écologiste Nicolas Hulot d'accepter un "ministère de la transition écologique". Il pourrait choisir de propulser de jeunes espoirs issus du monde de l'entreprise, comme Astrid Panosyan, passée par la direction d'un groupe immobilier ou la spécialiste de la communication Axelle Tessandier.

Fidèle à la tradition, il était lundi soir à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel.

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