France: après sa large victoire, Macron en quête d'une majorité

La candidature d'Emmanuel Macron avait des avantages au premier tour, notamment pour éliminer François Fillon, mais des inconvénients au second car il est jugé trop libéral. Emmanuel Macron est président de la République. Les deux hommes ont salué anciens combattants et officiers, parmi lesquels le chef d'Etat-major des armées, le général Pierre de Villiers, que François Hollande a présenté à son successeur. "Le souverain a exprimé, en son nom propre et au nom du peuple marocain, ses félicitations les plus chaleureuses au nouveau président français et ses vœux sincères de réussite dans la haute mission que les Français lui ont confiée", a-t-il écrit. "Ce sont les Français qui l'ont choisi".

"C'est vrai qu'il m'a suivi tout au long de ces dernières années quand j'étais moi-même candidat puis président, il a été ministre d'un gouvernement", a-t-il souligné. Sa campagne, il l'avait voulue une campagne de "rassemblement, de réconciliation" et de dénonciation du projet de la candidate FN, ne manquant pas une occasion de confronter le Front national à son passé. "Il est le président", a poursuivi M. Hollande. Toujours selon le sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions*, 33% de ses électeurs disent avoir voté pour lui pour le renouvellement qu'il représente, seulement 16% pour son programme et 8% pour sa personnalité.

Emmanuel Macron assiste à la commémoration de la capitulation allemande du 8 mai 1945 aux côtés du président sortant François Hollande.

"Pour exercer cette mission-là il faut aimer la France. Mais c'est pour ces valeurs et pour permettre à chacun de les faire vivre pour soi-même que je m'engage en politique". La passation de pouvoir devrait avoir lieu le 14 mai, date ultime du mandat de François Hollande. Marine Le Pen, pour sa part, n'a eu de cesse de dénoncer la "mondialisation sauvage" et l'immigration dont elle souhaite l'arrêt et plaide pour une sortie de l'euro et de l'Union européenne dans sa configuration actuelle.

La monnaie unique a été portée dans l'entre-deux tours du scrutin par la perspective de voir élire le centriste pro-européen Emmanuel Macron, face à la candidate nationaliste d'extrême droite Marine Le Pen, avant de subir des prises de bénéfices une fois le résultat du vote connu.

Et comme il l'avait pressenti, François Hollande, dont il est autant l'héritier que le parricide, s'est entre-temps retrouvé dans l'incapacité de se présenter.

A la tête de sa petite entreprise politique, siglée de ses initiales, qui revendique aujourd'hui 270.000 adhérents, Emmanuel Macron a affiché de plus en plus ostensiblement ses ambitions, avec un fervent meeting fondateur à La Mutualité le 12 juillet 2016, devant 3.000 personnes.

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