France: l'annonce du gouvernement reportée à mercredi

François Baroin vendredi dernier

François Baroin vendredi dernier. Jacques Witt SIPA

La composition du nouveau gouvernement français, qui doit être dévoilée mercredi après-midi, donnait lieu à d'ultimes réglages dans la matinée, à la fois pour l'examen de "probité " des futurs ministres et l'équilibre politique de l'équipe d'Edouard Philippe.

Signe de la primauté donnée à l'éthique, l'annonce de cette équipe d'une quinzaine de ministres a été retardée de 24 heures, afin de vérifier la situation fiscale de chacun et l'absence de conflits d'intérêt.

Egalement reporté d'un jour, le Conseil des ministres se tiendra jeudi.

Le contrôle des ministres sera réalisé sous la houlette de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée après l'affaire Cahuzac, sous le quinquennat de François Hollande.

On se souvient en effet qu'en septembre 2014, Thomas Thévenoud, alors fraichement nommé secrétaire d'Etat au commerce extérieur, avait dû démissionner de son poste à peine 9 jours après son arrivée car celui-ci n'avait pas déclaré correctement ses revenus aux impôts.

L'Elysée veut aussi réaliser une rupture politique: un gouvernement qui rassemble des responsables venus de la droite et de la gauche, pivot de la doctrine politique d'Emmanuel Macron.

Après l'élection d'Emmanuel Macron le 8 mai dernier, de nombreuses questions se sont posées quant à la formation de son tout premier gouvernement avant les élections législatives de juin. Autres noms cités à droite: le juppéiste Benoist Apparu ou le lemairiste Franck Riester. Gérard Collomb, le maire de Lyon, hésitait encore hier. À gauche, Jean-Yves Le Drian est donné comme seul survivant du gouvernement Cazeneuve, à la Défense.

Une trentaine d'élus de droite et du centre, notamment des proches de l'ancien Premier ministre Alain Juppé, comme M. Philippe, ont jugé lundi que leurs familles politiques devaient "répondre à la main tendue" par le nouveau président. Il cherche par exemple à convaincre Nicolas Hulot, ancien présentateur de télévision et figure respectée de l'écologie, d'accepter un "ministère de la Transition écologique". Emmanuel Macron pourrait choisir de propulser de jeunes espoirs issus du monde de l'entreprise, comme Astrid Panosyan, passée par la direction du groupe immobilier Unibail-Rodamco, la spécialiste de la communication Axelle Tessandier, ou la productrice de cinéma Frédérique Dumas.

Le chef de l'Etat a entamé son quinquennat en se rendant lundi à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, qui s'est montrée ouverte à son idée de changement des traités européens pour réformer l'Europe.

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