"La droite tient", assure Accoyer — France

La nomination de M. Philippe a suscité une pluie de réactions dans la classe politique française, chamboulée après une présidentielle marquée par le score historique de l'extrême droite et l'élimination tout aussi historique des candidats de la droite et de la gauche socialiste dès le premier tour. Diplômé de Sciences Po et de l'ENA, c'est un proche d'Alain Juppé.

Un tel casting représente un casse-tête pour Emmanuel Macron et son Premier ministre fraîchement nommé, le Républicain Edouard Philippe. Directeur de campagne de Jacques Chirac en 2002, Édouard Philippe participe cette même année à la création de l'UMP au côté d'Alain Juppé. Il en a profité pour démentir tout accord avec le nouveau président, comme l'ont affirmé plusieurs médias français.

Objectif en vue des législatives des 11 et 18 juin: obtenir au Parlement "une large majorité présidentielle, base de l'action du futur du gouvernement", et "marginaliser les oppositions des anciens partis de gouvernement en dessinant un arc de soutien allant des "progressistes" de l'ancien PS au centre droite", considère le politologue Olivier Ihl. Mais il précise que si la droite n'obtient pas de majorité, "le pays ne comprendrait pas que nous nous engagions dans une opposition systématique ".

Sans rien retirer au mérite du nouveau Premier Ministre, on comprendra qu'il ait accepté plus facilement Matignon que d'autres politiques de droite plus capés... Il convient donc de lever l'ambiguïté. "Il faut choisir: c'est soit le gouvernement, soit LR", a lancé le vice-président de LR Laurent Wauquiez.

Après mûre réflexion et consultation, Edouard Philippe a accepté la proposition du président de la République Emmanuel Macron.

Depuis lundi, 120 élus de la droite et du centre ont signé un appel à "répondre à la main tendue" par le nouveau président. Parmi elles, on retrouve quelques "papables" comme les ex-candidats à la primaire de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, l'ancien ministre Jean-Louis Borloo et le député de Seine-et-Marne Franck Riester.

Et les femmes? S'il a promis la parité, Emmanuel Macron a mené campagne avec un premier cercle très masculin.

Son nom était l'un de ceux les plus cités parmi les favoris pour le poste de Premier ministre.

Et si certains ont évoqué la possibilité de désaccord entre le président de la République et son premier ministre, la raison donnée par l'Élysée est toute autre. Lundi 15 mai, Edouard Philippe, 46 ans, a officiellement pris ses fonctions. A ce moment-là, un proche d'Edouard Philippe le certifiait: " Vous allez voir, ce sera lui le Premier ministre ".

L'Élysée a annoncé mardi en début d'après-midi que l'annonce de la composition du gouvernement attendue "en fin de journée" était reportée à mercredi 15H00.

Il faudra encore patienter 24 heures.

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