Le missile tiré dimanche était un nouveau modèle — Corée du Nord

Le missile tiré dimanche était un nouveau modèle — Corée du Nord

Le missile tiré dimanche était un nouveau modèle — Corée du Nord

Il n'a toutefois pas encore commenté ce dernier lancement nord-coréen.

Dès l'annonce de ce tir, le chef de l'Etat Sud Coréen a convoqué une réunion d'urgence avec ses conseillers à la sécurité, a précisé son porte-parole.

Il s'agit du deuxième tir nord-coréen en 15 jours, et du premier depuis la prestation de serment, mercredi à Séoul, de J.I. Moon, qui a dénoncé une "provocation irresponsable", quand Donald Trump lui a demandé un durcissement des sanctions contre le Nord. Il aurait parcouru 787 kilomètre atteignant une altitude de 2.111 kilomètres selon des indications de l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Selon l'agence KCNA, ce type de missile serait " capable de transporter une grande et puissante tête nucléaire ". Celle-ci pourrait avoir lieu le 16 mai dans l'après-midi à New York, selon la représentation de l'Uruguay aux Nations unies, qui préside le Conseil en mai.

Quant à la Corée du Nord, elle a réitéré ses intentions de renforcer ses capacités nucléaires à moins que les États-Unis abandonnent ce qu'elle considère comme des politiques hostiles. La Chine ne peut pas s'attendre à un dialogue. "La menace est réelle", a-t-elle insisté. "La Maison Blanche a estimé que cette " nouvelle provocation " constituait un " appel (...) pour mettre en œuvre des sanctions bien plus fortes ".

Plus tôt samedi, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, qui participait à la réunion des ministres des Finances à Bari (Italie), avait indiqué que la lutte contre le financement du terrorisme avait été une des préoccupations majeures des travaux du G7 et au centre de plusieurs conversations bilatérales.

L'allié principal de Pyongyang, Pékin, sur qui Washington ne cesse de faire pression, a appelé "toutes les parties en présence (à) faire preuve de retenue et (à) s'abstenir d'accroître la tension dans la région".

Du côté de Moscou, la Défense a souligné que ce missile, qui s'est abattu à 500 kilomètres de la Russie, n'avait représenté "aucun danger" pour le pays.

Il a également exprimé sa "plus profonde inquiétude" concernant "le comportement hautement déstabilisateur et l'attitude de défi flagrante et provocatrice (de Pyongyang) à l'égard du Conseil de sécurité".

Le Conseil de sécurité a adopté l'an dernier deux résolutions imposant des sanctions à la Corée du Nord et coupé l'accès du dirigeant Kim Jong-Un aux devises internationales nécessaires pour financer ses programmes militaires.

Pour Jeffrey Lewis, chercheur à l'Institut Middlebury des études internationales, basé en Californie, si sont mis de côté les tirs de fusée, l'engin lancé le 14 mai a été "le missile à la portée la plus longue jamais testé par la Corée du Nord". Il est le premier depuis l'investiture du président Sud Coréen, Moon Jae-In. "Dans les circonstances actuelles, il serait très dur" de dialoguer avec le Nord, poursuit-il.

A ses yeux, ce tir vise à "maximiser l'influence politique du Nord", avant d'éventuelles négociations avec les Etats-Unis.

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