Washington durcit le ton face aux provocations du régime — Corée du Nord

La Corée du Nord procède à un nouveau tir de missile balistique

Un homme passe devant un écran de télévision montrant un tir de missile nord Coréen le 22 mars 2017 à Séoul

Le missile aurait suivi sa trajectoire prévue, pour atteindre une altitude de 2.111 km, et il aurait parcouru 787 km avant de tomber "précisément à l'endroit prévu" , a ajouté l'agence de presse nord-coréenne. " Ce tir d'essai visait à vérifier les spécifications tactiques et techniques de ce nouveau missile balistique, capable de porter des ogives nucléaires ", a précisé KCNA News. "Il n'y a aucune excuse qui justifie les agissements de la Corée du Nord", a tonné dimanche soir sur Twitter l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley. La Chine ne peut pas compter sur un dialogue.

Les Etats-Unis et la Chine négocient sur d'éventuelles nouvelles sanctions à l'encontre de Pyongyang depuis un précédent tir de missile fin avril. "Que cette nouvelle provocation soit un appel à toutes les Nations pour mettre en oeuvre des sanctions bien plus fortes contre la Corée du Nord", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Alliée de Pyongyang, Pékin a appelé le 15 mai "toutes les parties" à la "retenue".

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné lundi un nouveau tir de missile balistique par la République populaire démocratique de Corée (RPDC). La supposée menace de la Corée du Nord fournit également la justification au gouvernement d'Abe à Tokyo pour accélérer la remilitarisation de l'impérialisme japonais. Malgré les avertissements de la communauté internationale, la Corée du Nord serait en train de développer un missile balistique intercontinental à potentiel nucléaire.

La Corée du Nord se dit acculée à cette stratégie militaire par la menace américaine.

Le nouveau président sud-coréen, cité par son porte-parole, a dénoncé une "provocation irresponsable".

Ce tir est intervenu quatre jours après l'investiture à Séoul de Moon Jae-In qui, contrairement à son prédécesseur, défend l'idée d'un dialogue. Mais il a averti dimanche qu'un tel dialogue serait possible "seulement si le Nord change d'attitude". La situation s'est crispée sur la péninsule en raison de l'accélération des programmes balistique et nucléaire nord-coréens.

Le nouveau missile tiré dimanche par la Corée du Nord avait la possibilité de transporter une tête nucléaire, selon Pyongyang, qui fait fi des critiques internationales.

Les choses se sont envenimées ces derniers mois, à mesure que Pyongyang a surenchéri verbalement aux déclarations belliqueuses de l'administration Trump, qui s'est dit prête à régler seule, si besoin par la force, le problème nord-coréen. Pyongyang a par ailleurs demandé vendredi l'extradition du chef des services de renseignements sud-coréens, l'accusant d'être le cerveau de ce complot. Lui et le DPK au pouvoir considèrent depuis longtemps le développement de relations plus étroites avec Pyongyang comme un moyen d'accéder à une main-d'œuvre nord-coréenne bon marché, comme ce fut le cas au Complexe industriel de Kaesong, qui fut fermé sous l'ancien président Park Geun-hye. Autant de performances qui confirment que le missile est potentiellement plus dangereux que ceux préalablement testés par les militaires nord-coréens. "Le Nord entend montrer, avant des négociations, qu'il ne renoncera pas aussi facilement à ses armes puissantes et précieuses", estime l'expert.

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