Etats-Unis: communication cacophonique de l'administration Trump sur Comey ex-FBI

Dans un tweet posté ce vendredi après-midi, le président américain Donald Trump met en garde l'ancien patron du FBI James Comey, * a href="http://www.bfmtv.com/international/pourquoi-trump-a-t-il-choisi-de-limoger-le-patron-du-fbi-1160777.html*" *qu'il a limogé mardi, de ne pas faire de révélations à la presse. "Je lui ai dit que je réfléchirai (.) Et à cette occasion, il m'a dit que je ne faisais pas l'objet d'investigation (.) Ce que je savais déjà de toute façon".

Il a même enfreint l'usage en demandant directement à James Comey, lors de conversations téléphoniques selon lui, de lui confirmer qu'il n'était pas ciblé par les investigations, ce que le haut policier lui aurait confirmé.

Depuis des mois, le président est furieux que son nom soit cité dans cette enquête, martèle qu'il n'y a aucune preuve de collusion, et accuse les médias d'entretenir artificiellement l'affaire au lieu de couvrir ses décisions économiques ou autres. La Maison Blanche et les chefs de file républicains ont rejeté cette requête. L'audition d'Andrew McCabede, directeur intérim de la FBI contredisant la Maison Blanche, notamment sur tous les points qui touchent particulièrement le président américain, ne lui plaisent pas du tout. Mardi soir, peu après l'annonce soudaine du limogeage de James Comey, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer avait indiqué à des journalistes que le numéro deux de la Justice, Rod Rosenstein, avait de lui-même décidé d'envoyer une note sur James Comey au président. Poser cette question "pourrait s'apparenter à une tentative de corruption (.) ou tout au moins d'une obstruction de la justice dans laquelle Comey aurait été idiot de tomber en offrant l'assurance" que Donald Trump n'était pas visé par l'enquête, explique la juriste Laurence Tribe interrogée par l'AFP. Il savait tout de l'enquête sur les liens entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, accusée d'avoir interférer dans la présidentielle américaine.

Mais des dizaines de républicains ont exprimé leur malaise, critiqué le ton du président, défendu l'ex-directeur du FBI, voire appelé à la création d'une commission d'enquête indépendante sur la Russie.

" J'ai le plus grand respect pour le directeur Comey", a déclaré McCabe lors d'une audition au Sénat". Le FBI s'intéresse non seulement à une éventuelle collusion, mais aussi plus généralement aux piratages russes.

Des accusations rejetées par le président russe Vladimir Poutine avec lequel Donald Trump a formulé le voeu d'amorcer un rapprochement. A la Maison Blanche, on tente de minimiser tant bien que mal: "Il est normal qu'il [Donald Trump] rencontre le ministre des Affaires étrangères", a rétorqué Sarah Huckabee Sanders, la porte-parole de l'exécutif. Les images peuvent en effet être embarrassantes, à l'heure où le FBI enquête sur les liens entre l'administration Trump et Moscou.

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