Nouveau tir de missile de Pyongyang — Corée du Nord

Donald Trump le 13 mai 2017 à la Maison Blanche

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Le missile testé dimanche a apparemment suivi une trajectoire très élevée, atteignant une altitude de 2.111,5 kilomètres avant de retomber à 787 kilomètres de son point de départ, en mer du Japon, selon l'agence nord-coréenne KCNA.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné lundi la Corée du Nord après le tir dimanche d'un missile balistique "capable de transporter une grande et puissante ogive nucléaire" selon Pyongyang.

Le régime de Kim Jong-Un, dont l'objectif affiché est d'être en mesure de porter le feu nucléaire sur le sol américain, a également mené deux essais atomiques l'an dernier et accéléré son programme de missiles balistiques, en dépit de multiples sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le nouveau président sud-coréen, Moon Jae-In, partisan d'une reprise du dialogue avec Pyongyang, contrairement à ses deux prédécesseurs, a lui aussi déclaré dans son premier discours qu'il entendait se rendre en Corée du Nord, "dans les bonnes circonstances", afin de faire baisser la tension. La Chine ne peut pas compter sur un dialogue. "La menace est réelle", a tweeté dimanche matin l'ambassadrice américaine Nikki Haley, dont l'administration réclame depuis des semaines un renforcement des sanctions et un durcissement de la position de la Chine, principale alliée de Pyongyang. "Que cette nouvelle provocation soit un appel à toutes les nations pour mettre en œuvre des sanctions bien plus fortes contre la Corée du Nord", a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué.

"Toutes les parties en présence doivent faire preuve de retenue et s'abstenir d'accroître la tension dans la région", a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

Des experts estimaient que ce missile, s'il avait été tiré à un angle normal, aurait néanmoins pu parcourir plus de 4000 kilomètres, signe des progrès du programme d'armement nord-coréen.

Enfin, Tokyo a évoqué un "tir totalement inacceptable ". Pyongyang se dit acculé par les menaces américaines à cette stratégie militaire.

Le nouveau président sud-coréen a dénoncé une "provocation irresponsable", selon son porte-parole Yoon Young-Chan.

Certains experts doutent de la capacité du Nord à miniaturiser ses armes nucléaires pour les monter sur un tel missile et rien ne prouve que Pyongyang maîtrise la technologie en vue de l'entrée dans l'atmosphère.

Il s'agissait du dixième lancement de missile depuis le début de l'année, après des dizaines de tirs en 2016.

Le chef du commandement Pacifique de la marine américaine, l'amiral Harry Harris, a commenté le dernier tir de missile nord-coréen lors de sa visite au Japon.

"Effectuer un tir de missile n'est pas une manière de s'asseoir avec le président" Trump, a cependant rétorqué dimanche Mme Haley.

A ses yeux, ce tir vise à "maximiser l'influence politique du Nord", avant d'éventuelles négociations avec les Etats-Unis.

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