Poutine "prêt à fournir l'enregistrement" de l'entretien entre Trump et Lavrov

Naftali Bennett ministre de l'Education avant la réunion hebdomadaire du cabinet dans les bureaux du premier ministre à Jérusalem le 14 mai 2017

Poutine "prêt à fournir l'enregistrement" de l'entretien entre Trump et Lavrov

Le journal américain 'The Washington Post' a publié une information assez embarrassante concernant le président Donald Trump qui a rencontré le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov et l'ambassadeur russe aux USA, Sergueï Kislyak. Une semaine après le débarquement du patron du FBI, deux jours après le scandale des fuites sur des informations classifiées à la Russie, voilà que le président américain est accusé d'avoir voulu interrompre une enquête en cours sur l'un de ses conseillers. Car depuis l'investiture du nouveau président, le 20 janvier, chaque jour ou presque donne lieu à une nouvelle "affaire ", mêlant sources anonymes et réactions contradictoires au sein de la Maison-Blanche, sur fond d'initiatives intempestives au sommet de l'État. Et il est désormais en prime soupçonné d'avoir tenté de mettre fin à une enquête du FBI. Et notamment à d'éventuelles collusions entre l'entourage de Donald Trump et des responsables russes, ce que le président américain dément.

Le lendemain du limogeage du chef du FBI, M. Trump reçoit dans le Bureau ovale le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, devant lequel il divulgue des informations sensibles, selon le Washington Post. Le sénateur républicain américain John McCain a affirmé qu'il s'agissait d'un "message inquiétant aux alliés de l'Amérique et à ses partenaires dans le monde".

"La nomination de Robert Mueller a été saluée par le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, qui a jugé qu'elle était " tout à fait nécessaire", ajoutant que Robert Mueller était " la personne adaptée " pour exercer cette tâche. Le républicain Richard Burr, président de la commission sénatoriale du renseignement, s'est montré nettement plus circonspect. La commission de contrôle du gouvernement de la Chambre, dirigée par un républicain qui autrefois enquêtait sur Hillary Clinton, a demandé au FBI de produire les fameuses notes de M. Comey, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des Etats-Unis.

Selon plusieurs médias, Israël aurait fourni aux Etats-Unis ces informations - qui portent sur la capacité du groupe Etat islamique à armer de manière sophistiquée des ordinateurs portables - et ne voulait pas qu'elles soient partagées avec un autre pays, même allié. "S'ils comprennent tout, ils sont dangereux et malhonnêtes", a-t-il estimé. Quoiqu'il en soit, cette énième controverse pourrait être particulièrement dévastatrice pour Donald Trump.

Le département de justice n'a avisé la Maison Blanche qu'une fois la décision prise et le Conseil instauré.

Sur le site de paris sur les événements politiques et financiers PredictIt, la probabilité de voir le président des Etats-Unis destitué en 2017 a atteint un taux record de 30% mardi dans la soirée dans des volumes d'échanges nourris, après les révélations du New York Times d'une note de James Comey compromettante pour le chef de la Maison-Blanche.

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