Cannes, 70 ans et toutes ses danses: Suivez l'ouverture du festival (LIVE)

Julianne Moore

Julianne Moore

Face au tollé provoqué par l'éventualité d'une Palme d'or visible uniquement sur Netflix, et donc sur petit écran, le Festival de Cannes a modifié son règlement: à partir de 2018, tout film en compétition devra s'engager à sortir en salles.

Le compositeur Gabriel Yared a fait la musique de Juste la fin du monde et de John F. Donovan de Dolan.

La plateforme américaine aux 100 millions d'abonnés ne prévoit pas de sortir dans les salles françaises "Okja" du Sud-Coréen Bong-Joon-ho et "The Meyerowitz Stories" de l'Américain Noah Baumbach. C'est le seul moyen de pouvoir survivre dans le cinéma. Voilà qui est bien dit. "J'ai des enfants de 16, 18 et 24 ans à la maison, a précisé l'ex-rappeur".

Contrairement à Amazon, qui a lui aussi un film en compétition (Wonderstruck) et qui a accepté de le diffuser en salle, Netflix ne souhaite pas se plier à une réglementation qu'elle juge en contradiction totale avec l'évolution des modes de consommation. La participation arabe au festival se limite à deux films de Tunisie et d'Algérie dans la compétition "Un certain regard " avec "La belle et la meute", de Kaouther Ben Hania et "En attendant les hirondelles" de Karim Moussaoui. "Chez moi, aux Etats-Unis, Netflix est utile car (les gens) peuvent voir des films qu'ils n'auraient pas pu voir autrement", a-t-il dit, sans préciser que son prochain film "Bright" est produit par le géant américain.

Cette attitude vis-à-vis de Netflix ne risque-t-elle pas à terme de se retourner contre le Festival de Cannes? On ne peut pas faire comme si la technologie n'avançait pas. Qu'ils payent des impôts, des taxes.

La scénariste, actrice et cinéaste française Agnès Jaoui trouve de son côté qu'il serait dommage de se braquer contre Netflix. En plus c'est très franco-français comme problème, parce que ça ne se passe pas de la même façon ailleurs.

Le fait est qu'ils ne seront jamais diffusés dans une salle de cinéma, et que cela ne respecte en rien la sacro-sainte "chronologie des médias" qui régit les conditions et les délais d'exploitation des œuvres cinématographiques en France (voir cet excellent article de Libération sur le sujet). Il aurait été complètement absurde de pénaliser ces grands réalisateurs qu'on va avoir la chance nous de voir sur grand écran.

Il est " important que (le président du jury) se sente libre de dire ce qu'il veut", a-t-elle ajouté.

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