Donald Trump estime être le politique le "plus injustement traité" de l'histoire

La diplomatie russe publie son cliché, qui se retrouve en Une des journaux américains et provoque l'ire de la Maison Blanche.

A ces événements s'ajoutait une affaire distincte, reflétant selon les détracteurs de l'homme d'affaires son incapacité à exercer la fonction suprême.

Lundi, le Washington Post révélait que, lors de cette rencontre à la Maison-Blanche, le président avait divulgué des informations hautement confidentielles sur le groupe État islamique (EI). La commission de contrôle du gouvernement de la Chambre, dirigée par un républicain qui autrefois enquêtait sur Hillary Clinton, a demandé au FBI de produire les fameuses notes de M. Comey, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des Etats-Unis. Alors que les reporters, couvrant la Maison-Blanche, racontent que ces derniers jours, ils ont entendu des éclats de voix provenant de salles de réunions. Avant que Moscou ne s'en mêle: "Si l'administration américaine l'autorise, nous sommes prêts à fournir l'enregistrement de la conversation entre Lavrov et Trump au Congrès et au Sénat américains", a proposé Vladimir Poutine mercredi, raillant une "schizophrénie politique " aux Etats-Unis. Si le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, pense que c'est là une diversion, Erick Erickson, un grand nom du conservatisme, ne doute pas, lui, qu'il y a beaucoup plus que ce qui est rapporté sur la confidentialité américano-russe. La liste de ses torts supposés est édifiante: le 27 janvier, lors d'un dîner, il aurait demandé en aparté au directeur du FBI James Comey de lui jurer sa "loyauté". "J'en ai marre des fuites et des insinuations".

Avant d'accuser le président d'obstruction, "nous devons voir les notes, nous devons parler à Comey", a défendu un autre, Barry Loudermilk.

"Nous avons besoin des faits", a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan, appelant à garder la tête froide.

"Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises, une enquête complète confirmera ce que nous savons déjà: il n'y a eu aucune collusion entre mon équipe de campagne et une entité étrangère", a-t-il déclaré, ajoutant: "Je suis impatient que cette affaire se conclue rapidement".

Depuis un certain temps, les élus républicains traînaient les pieds pour se rendre auprès de leurs électeurs locaux qui commençaient à leur demander des comptes sur ce qui se passait dans la capitale fédérale.

L'un d'eux est le sénateur John McCain, qui a comparé la situation, par son ampleur, au scandale du Watergate qui fit tomber Richard Nixon. Si l'affaire se résumait in fine à la parole de M. Comey contre de M. Trump, "il est assez évident que je ferais plus confiance au directeur Comey", a-t-il lâché.

On ignorait si l'ex-directeur du FBI avait accepté cette invitation à témoigner, que nombre d'élus du Congrès réclament avec insistance.

Le ministère américain de la Justice a nommé mercredi un procureur spécial pour mener l'enquête explosive sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016, au moment où le président Donald Trump est accusé d'avoir cherché à entraver les investigations.

L'ancien patron du FBI aurait consigné par écrit cet échange avec le président, qui pourrait s'assimiler à une tentative d'entrave à la justice.

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