Législatives: Manuel Valls va briguer l'investiture "La République en"

Manuel Valls.

Législatives: Manuel Valls va briguer l'investiture "La République en"

En annonçant mardi matin sur RTL son intention de se présenter aux législatives sous la bannière du mouvement d'Emmanuel Macron, l'ancien Premier ministre a déclenché la colère de ses camarades.

Mais au-delà de Manuel Valls, c'est aussi à droite que les marques d'intérêt se font entendre, alors qu'Emmanuel Macron doit annoncer la composition de son gouvernement dans la foulée de la passation de pouvoir prévue le 14 mai. Le responsable des investitures d'En marche, Jean-Paul Delevoye, a quant à lui prévenu sur BFMTV qu'une candidate était déjà pressentie sur cette circonscription. [.] Il aurait dû déposer sa candidature comme chacun, puisque la règle est la même pour tous.

Le député Christophe Castaner, porte-parole de Macron, a indiqué vouloir éviter tout "frondeur" dans la future majorité présidentielle qui sera "composée de femmes et d'hommes qui viennent du PS, des Républicains, du centre", mais aussi pour "au moins la moitié" de la société civile.

Il lui reste 24 heures.

Secrétaire général d'En Marche!, Richard Ferrand n'a pas exclu lundi matin un Premier ministre de droite. "Et donc on verra si M. Valls décide de proposer (sa candidature, ndlr), nous aurons à choisir si nous maintenons cette candidate ou pas".

A droite, Les Républicains sont partagés. Un bureau politique doit se tenir mardi en fin d'après-midi au siège du parti. Le PS se trouve face à un choix crucial pour son avenir politique: appartenir à la majorité macroniste ou se faire une place dans l'opposition. "Je veux la réussite d'Emmanuel Macron", a ajouté celui qui est redevenu député à Evry après sa démission du gouvernement en décembre. "Mais ce n'est pas aux socialistes de se dissoudre, c'est à lui de partir", a jugé ce proche d'Arnaud Montebourg.

Mais Benoît Hamon, qui semble vouloir disputer à Jean-Luc Mélenchon le costume de premier opposant de gauche, appelle à un "maximum de candidatures d'union à gauche" pour les législatives, mélenchonistes compris. Il a cependant averti qu'ils devront s'inscrire aux élections législatives sous les couleurs de la majorité, c'est-à-dire son mouvement. Il n'a pas respecté le verdict de la primaire, il s'en engagé auprès d'Emmanuel Macron dès le premier tour, il s'essuie les pieds sur un parti auquel il doit tout et qui lui a permis d'être Premier ministre (...).

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