"La méthode Macron: " solidarité, "collégialité" , "confidentialité"

Pourquoi le premier gouvernement de l'ère Macron ne tient pas toutes ses promesses

Sondage: pas d'état de grâce pour Macron et Philippe à leur entrée en fonctions

Au sujet des élus LR ayant rejoint les rangs d'Emmanuel Macron, le maire de Troyes indique que "ce n'est pas une prise de guerre, plutôt des prises d'otages".

"Sur le cap, sur les grandes orientations, nous n'avons pas de divergences avec Emmanuel Macron", a assuré M. Le Maire en marge d'un déplacement dans une entreprise de l'Essonne, sa première visite de terrain depuis sa nomination mercredi à la tête de Bercy.

La moitié proviennent de la société civile, une proportion jamais vue, dont une médaillée olympique d'escrime Laura Flessel, aux Sports, un populaire animateur de télévision écologiste, Nicolas Hulot, à la Transition écologique ou une éditrice, Françoise Nyssen, à la Culture. 'J'en suis le garant et, là-dessus, je serai intraitable', a-t-il souligné, toujours selon M. Castaner, estimant que le rôle du Premier ministre était d " arbitrer'. Le chef du gouvernement entend "bien sûr " s'impliquer dans cette bataille électorale pour "donner au président de la République la majorité dont il a besoin ", a-t-il déclaré.

S'il est resserré, ce premier gouvernement de l'ère Macron compte cependant davantage de ministres que le premier gouvernement Fillon qui avait battu un record sous la Ve République en la matière avec seulement 15 ministres, quatre secrétaires d'Etat et un Haut-Commissaire.

Le premier Conseil des ministres a été l'occasion pour Emmanuel Macron de fixer les grandes orientations de son quinquennat et la feuille de route du gouvernement à quelques semaines des élections législatives.

De gauche à droite, à leur arrivée à l'Elysée: Sylvie Goulard, ministre des Armées, Elisabeth Borne, ministre auprès de Nicolas Hulot chargée des transports, Jacques Mézard, ministre de l'Agriculture et de l'alimentation, et Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées. Et Christophe Castaner de renchérir: "Si le président de la République et le Premier ministre ont choisi tel ou tel membre du gouvernement, c'est justement pour ce qu'ils sont". "Les ministres sont des militants de la majorité présidentielle, ils ne sont plus les militants de tel ou tel parti politique", a poursuivi M. Castaner.

Un peu plus tôt dans la matinée, Édouard Philippe avait assuré que ce gouvernement est "bâti pour durer " au-delà des législatives. Ces derniers, Bruno Le Maire, un cacique de la droite, et Gérald Darmanin, une de ses étoiles montantes, ont de facto quitté leur parti en entrant au gouvernement, selon Les Républicains.

Christophe Castaner a répondu aux questions des journalistes, qui n'ont pas pu, exceptionnellement, interpeller les ministres à la sortie de leur réunion, tenus à l'écart de la cour de l'Elysée, contrairement aux photographes, pour qui les membres du gouvernement ont longuement posé. L'Elysée a toutefois promis qu'à "l'avenir, les journalistes pourront de nouveau s'adresser aux ministres à l'issue du Conseil".

Selon ce sondage, Edouard Philippe, son Premier ministre, est lui crédité de 36% de confiance.

Le gouvernement est inédit, le cadre de la photo aussi. C'est le proche soutien d'Emmanuel Macron et ancien ministre socialiste de la Défense Jean-Yves Le Drian qui en hérite.

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