Les fantômes d'Ismaël, d'Arnaud Desplechin, une réalisation éblouissante — Festival de Cannes

Why Not Productions

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Pour cette première journée, un film hors Compétition projeté ce matin à la presse fera l'Ouverture et le tapis rouge ce soir à Cannes, Les Fantômes d'Ismaël d'Arnaud Desplechin.

Côté jardin, une montée des marches sous le soleil, robe courte très remarquée pour Charlotte Gainsbourg. Le réalisateur nous embarque dans les méandres d'une âme tourmentée, celle du réalisateur Ismaël Bloom (Mathieu Amalric) qui porte toujours le fardeau d'une épouse disparue sans laisser de trace. Rien de nouveau donc si ce n'est que dans Les fantômes d'Ismaël, les auto-références sont tellement nombreuses qu'on ne sait plus à qui elles s'adressent. Un homme, marqué par la disparition de sa femme il y a vingt ans, refait sa vie avec une autre. Mais on reste sur sa faim. Ainsi mêle-t-il les genres et les récits et l'on passe d'un film d'espionnage sur l'usurpation et la notion d'identité à un huis clos dramatique et théâtral en bord de mer qui finit par tomber par moment dans le burlesque -mais qui s'avère aussi gracieux quand Carlotta se met à danser sur Bob Dylan. Particularité: certaines scènes du film ont été tournée à Noirmoutier. Souhaitons que la version longue actuellement en salles puisse venir corriger et mieux expliquer ces obscurs détours. "Il faut vraiment avoir le sentiment d'être humble et petit par rapport au grand écran".

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