Mélenchon critique, Hamon sceptique — Hulot ministre

Nicolas Hulot a également été invité à s'exprimer sur les divergences qu'il a pu avoir par le passé avec Emmanuel Macron au sujet de l'avenir du nucléaire. "Ma conviction est qu'il existe d'autres alternatives", a-t-il expliqué. Je pense effectivement qu'on n'a pas étudié toutes les alternatives.

Mais le président de la Fondation Nicolas Hulot a accepté un poste stratégique, ministre d'État avec un portefeuille couvrant la transition écologique, énergétique et solidaire.

Il y a fort à parier que le couple formé par le Premier ministre Édouard Philippe et Nicolas Hulot, numéro deux du gouvernement, sera scruté durant ces prochains jours. Le nouveau ministre de la transition écologique est également historiquement hostile au traité de libre-échange avec le Canada (CETA), à l'inverse de la position d'Emmanuel Macron. Le nucléaire est une source de production d'électricité indispensable pour l'indépendance énergétique de la France, a-t-il fait valoir. Pour lui, un des enjeux stratégiques d'EDF est de "réussir le tournant du nucléaire", avec notamment le démarrage du réacteur EPR en chantier à Flamanville (Manche), prévu fin 2018. EDF doit aussi finaliser l'acquisition d'Areva NP, la division réacteurs du groupe Areva en difficulté, et mener à bien la maintenance lourde de ses 58 réacteurs nucléaires français (le "grand carénage").

Nicolas Hulot s'est voulu rassurant jeudi soir, tout en ouvrant des pistes en faveur des énergies renouvelables. "Ce qui est important, c'est de faire baisser la part du nucléaire". "Mettre tous ses oeufs dans le même panier, c'est pas une bonne chose", a-t-il estimé.

" Derrière le nucléaire, il y a des hommes et des femmes, et donc les choses ne vont pas se dicter comme ça ".

" Il faut avoir une vision: "le premier point d'étape, et là on pourra vraiment évaluer la pertinence des uns et des autres et confronter les avis des uns et des autres, c'est 2025", a-t-il rappelé".

S'agissant de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), Nicolas Hulot a confirmé sa fermeture, au terme du décret pris en avril par Ségolène Royal, qui l'a précédé. "Jamais il ne se fera dans les conditions actuelles", déclarait Nicolas Hulot en novembre 2015 à propos du projet d'aéroport.

Dernières nouvelles