Macron et Philippe privés d'état de grâce — Sondage

A gauche du Premier ministre, Sylvie Goulard, la ministre des Armées.

Le duo de droite, installé à Bercy, arrive à l'Elysée: Gérald Darmanin (à gauche), ministre de l'Action et des comptes publics, et Bruno Le Maire, ministre de l'Economie.

Parmi les "règles de bon fonctionnement" du nouvel exécutif, a-t-il souligné, figurent "d'abord la solidarité nécessaire entre tous les membres du gouvernement" ainsi qu'un "travail collégial". Jeudi 18 mai, à 11h, les membres du gouvernement tout juste formé par Edouard Philippe et Emmanuel Macron, se sont réunis pour la première fois.

Confidentialité, discipline, solidarité et responsabilité doivent être la règle au sein du gouvernement, a insisté le chef de l'Etat lors de ce Premier conseil des ministres, selon les propos rapportés en fin de réunion par le nouveau porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Le président français Emmanuel Macron a livré jeudi lors de son premier Conseil des ministres sa conception de la méthode de l'action gouvernementale.

Constituée de 18 ministres et de quatre secrétaires d'Etat, la moitié provient de la société civile.

"Les ministres sont des militants de la majorité présidentielle, ils ne sont plus les militants de tel ou tel parti politique", a-t-il martelé.

Signe de l'engagement qu'il attend de ses ministres en vue de ce rendez-vous essentiel, il a fait savoir que les ministres battus aux législatives devront démissionner. Lundi dernier, solidement campé à la limite du tapis rouge dans la cour de l'Hôtel Matignon, Edouard Philippe applaudit Bernard Cazeneuve, son prédécesseur. "Un ministre ne pose pas de conditions, ni au Premier ministre ni au président de la République", a toutefois répondu Christophe Castaner lors de son premier point presse. "Emmanuel Macron voulait que les femmes occupent des ministères de premier plan et ne soient pas reléguées à des portefeuilles qui leur sont traditionnellement dévolus ou moins importants", fait-on également remarquer dans l'entourage du nouveau président.

Est-ce aussi pour ne pas nuire à ce dialogue que journalistes et photographes ont été évacués de la cour de l'Elysée ce jeudi après l'arrivée des ministres?

Interrogé par un journaliste à ce sujet à l'issue du Conseil, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a argué qu' "il fallait une certaine liberté de la photo, qui s'est faite sur les escaliers de l'Elysée". Les deux têtes de l'exécutif présenteront prochainement une "circulaire sur la place des cabinets" ministériels, a ajouté Christophe Castaner, soulignant "qu'il n'appartenait pas aux directeurs de cabinet de se substituer aux directeurs d'administrations centrales".

Comme le veut la tradition, la nouvelle équipe fera une photo de famille, du moins si la météo qui s'annonce pluvieuse le permet. En mai 2012, François Hollande, alors fraîchement élu président de la République, voyait sa cote de confiance s'établir à 58%, son Premier ministre de l'époque, Jean-Marc Ayrault, ayant la confiance de 56% des Français.En juin 2007, quelques semaines après l'élection de Nicolas Sarkozy, la cote de confiance de celui-ci était de 59% alors que François Fillon se contentait de 50%.Cinq ans auparavant, Jacques Chirac inaugurait son second mandat avec une cote de confiance de 53%, un chiffre légèrement inférieur celui de son Premier ministre d'alors, Jean-Pierre Raffarin (54%).

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