Macron-Philippe taux de confiance mitigés dans l'opinion — Sondage

L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve et son successeur Edouard Philippe à Matignon à Paris le 15 mai 2017

L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve et son successeur Edouard Philippe à Matignon à Paris le 15 mai 2017

"Beaucoup plus que cette transparence absolue dont j'observe d'ailleurs qu'elle suscite questions, questions et questions", a poursuivi M. Philippe.

Le nouveau président de la République en a aussi profité pour livrer son discours de la méthode de l'action gouvernementale avec comme valeurs cardinales, la "solidarité", la "collégialité" et la "confidentialité". La parité y est respectée, avec onze femmes et onze hommes et autant de ministres de plein exercice de l'un comme de l'autre sexe, même si la présence du président et du Premier ministre fera pencher la balance du côté masculin.

"Les arbitrages quotidiens ou de moyen terme sont faits à Matignon".

Mais il en a soigneusement tenu compte lorsqu'il a composé son gouvernement avec son Premier ministre Edouard Philippe.

Emmanuel Macron a aussi expliqué aux ministres que le chef de l'Etat devait fixer la stratégie, donner le cap et tenir l'équilibre des institutions et que le Premier ministre devait arbitrer. "J'en suis le garant et, là-dessus, je serai intraitable", a-t-il souligné, toujours selon Christophe Castaner. La diversité des parcours est aussi à noter: l'équipe ne compte que deux énarques (Bruno Le Maire et Sylvie Goulard), trois avec le premier ministre.

Sibeth Ndiaye, qui ne fait pas partie du gouvernement mais est la conseillère en communication du Président, a aussi été aperçue à l'Elysée. Lire son portrait et le point sur les enjeux de son secrétariat d'Etat. Seulement 45% des Français font confiance au nouveau président et 36% à Édouard Philippe, selon le premier baromètre Elabe.

Avec 23 membres, dont 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat, contre 38 dans le gouvernement Cazeneuve, le gouvernement est un des plus resserrés de la Ve République.

"Les ministres sont des militants de la majorité présidentielle, ils ne sont plus les militants de tel ou tel parti politique", a-t-il martelé.

Les ministres candidats devront du reste démissionner de leur poste s'ils ne sont pas élus. L'ex-animateur vedette d'Ushuaïa, désormais ministre de la Transition écologique qui, sollicité par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, n'avait jamais accepté jusque-là d'entrer dans un gouvernement, constitue l'une des prises majeures d'Emmanuel Macron.

Enfin, 20% des Français interrogés souhaitent que La République En Marche "dispose d'une majorité relative" et "s'allie avec le centre-gauche pour gouverner". "Ce n'est pas du tout pour verrouiller la communication", a assuré Christophe Castaner. Ce projet de loi ne devrait donc pas nuire au nouveau gouvernement, dont l'avenir demeure suspendu au résultat des élections législatives des 11 et 18 juin prochains.

Les deux têtes de l'exécutif présenteront prochainement une "circulaire sur la place des cabinets" ministériels. L'AFP a partagé une dizaine de photos montrant les 22 ministres sur les marches intérieures du palais présidentiel.

Emmanuel Macron a ouvert jeudi à 11H00 son premier Conseil des ministres pour "rappeler les grandes priorités du quinquennat" et souligner "l'obligation de réussite de ce gouvernement", selon son entourage.

Les quatre ministères régaliens ont été dévolus à deux socialistes - Jean-Yves Le Drian, l'un des deux rescapés du quinquennat de François Hollande, qui passe de la Défense à l'Europe et aux Affaires étrangère, et Gérard Collomb, "marcheur" de la première heure, qui prend l'Intérieur - et à deux centristes - François Bayrou à la Justice, et Sylvie Goulard aux Armées.

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