Nicolas Hulot. "Il existe d'autres alternatives" à NDDL

EDF CHUTE APRÈS LA NOMINATION DE HULOT

Nicolas Hulot. "Il existe d'autres alternatives" à NDDL

Le président Emmanuel Macron et son 1er ministre sont favorables à l'aéroport.

"On va sortir de la confrontation et on va rentrer dans la consultation et la coopération, sur ce sujet et sur beaucoup d'autres", a-t-il déclaré pour sa première intervention publique depuis sa nomination, mercredi. Nicolas Hulot estime aussi que toutes les options n'ont pas été étudiées "et je pense que la meilleure solution pour apaiser, c'est que, par rapport aux visions et aux contraintes des uns et des autres, il y a probablement une autre option qui permettra de satisfaire les intérêts des uns et des autres".

Alors qu'il avait affirmé pendant la campagne présidentielle qu'il était contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Nicolas Hulot a confirmé la phase "médiateur" qui allait être enclenchée par le gouvernement, tout en maintenant ses réserves sur ce dossier. Areva est découpée en morceaux et sauvée de la faillite par l'État, EDF se démène avec des milliards d'investissements et une dette qui grimpe (75 milliards d'euros), et le précédent gouvernement a fait adopter une loi, dite de transition énergétique, qui doit limiter à 50 % la part de l'énergie nucléaire dans la production d'électricité en France en 2025 (contre 76 % aujourd'hui).

Cependant "la démonstration se fera peut-être chemin faisant qu'on peut aller plus loin que 50% (d'énergie non nucléaire, NDLR), a-t-il dit, tout en prévenant que "peut-être que le développement des énergies renouvelables sera plus lent que prévu". "Ce qui est important est de faire baisser la part du nucléaire. Mettre tous ses œufs dans le même panier, c'est pas une bonne chose", a-t-il estimé. Une pression qu'il a évoquée sur le plateau du 20h de France 2 ce jeudi soir.

Avant de conclure: "Le nucléaire qu'on soit pour ou contre de toute façon on ne peut pas s'en passer demain matin".

" Il faut avoir une vision: "le premier point d'étape, et là on pourra vraiment évaluer la pertinence des uns et des autres et confronter les avis des uns et des autres, c'est 2025", a-t-il rappelé".

La fermeture de la centrale nucléaire Fessenheim (Haut-Rhin) "aura lieu", mais "dans la concertation", a aussi assuré M. Hulot, qui a promis de "préserver l'acquis" de Ségolène Royal, l'ex-ministre de l'Environnement, sur ce dossier comme sur les autres.

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