Région IDF: Solère contraint de démissionner de la présidence du groupe LR

Thierry Solère le 14 février 2017 à l'Assemblée nationale à Paris

Thierry Solère le 14 février 2017 à l'Assemblée nationale à Paris

Selon plusieurs conseillers régionaux cités par l'AFP, Thierry Solère aurait été poussé à la démission de la présidence du groupe LR au Conseil régional d'Île-de-France par ses collègues.

Thierry Solère, par ailleurs proche de l'actuel ministre de l'Économie Bruno Le Maire, compte en effet parmi les signataires de l'appel des élus LR et UDI à saisir "la main tendue" par le président de la République et à "adopter (une) démarche constructive" pour le pays.

Solère, député sortant LR, a remis sa démission en fin de matinée, officiellement pour se consacrer à sa campagne des élections législatives dans les Hauts-de-Seine. "Je vais me consacrer pleinement aux législatives dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine dans laquelle je suis le candidat investi par les Républicains", assure l'intéressé, alors que Valérie Pécresse, présidente de la Région lui a assuré son soutien pour le scrutin à venir. Othman Nasrou, jusqu'alors vice-président de la Région, va assurer la présidence du groupe jusqu'aux prochaines élections. "Il n'y a pas de remous, il y a eu une discussion naturelle", "un large consensus", a poursuivi celui qui devrait être élu officiellement à la tête du groupe.

Les élus du groupe " ont exprimé le souhait d'avoir un président qui soit là tout le temps ", ajoute un autre élu, évoquant les absences régulières de M. Solère en séance. "Je ne suis pas candidat aux législatives". "Il lui a réaffirmé tout son entier soutien pour la politique régionale menée", a précisé dans un communiqué Valérie Pécresse, qui "a pris acte de sa décision et lui a redit son soutien pour ses futures élections législatives".

Malgré son investissement d'ampleur lors de la présidentielle - comme organisateur de la primaire de la droite d'abord puis comme porte-parole de la campagne de François Fillon -, l'intérêt montré par Thierry Solère à l'égard de La République En Marche pourrait lui coûter cher. Au sein du groupe LR, un membre assure qu'il s'agit bien d'une "éviction en douce".

Dernières nouvelles