Trois de prison avec sursis requis contre l'ancien directeur de l'usine — AZF

Le procès AZF entre dans sa phase finale avec les réquisitions

AZF: l'ancien directeur condamné à trois ans de prison avec sursis

Jean-Christophe Crocq, l'avocat général, a également requis une amende de 225 000 euros (le maximum possible) contre la société Grande Paroisse, propriétaire du site et filiale du groupe Total.

En 2012, la cour d'appel de Toulouse avait condamné Serge Biechlin à trois ans de prison avec sursis dont un an ferme et Grande Paroisse à la même amende que celle requise aujourd'hui.

Les prévenus comparaissent en qualité de personne morale devant la cour d'appel de Paris pour "homicides et blessures involontaires" et "destruction de biens".

Le parquet général s'est ainsi efforcé de prouver l'existence de "pistes alternatives" à l'accident chimique déroulée durant le troisième procès, par les avocats de la défense: un supposé acte intentionnel ou un événement précurseur dans un site voisin ayant causé l'explosion.

En 2009, le tribunal correctionnel de Toulouse avait relaxé les deux prévenus poursuivis pour "homicides, blessures et de destructions involontaires " au bénéfice du doute. Le tribunal avait justifié ces relaxes par le lien de causalité "incertain " entre "la faute organisationnelle " au sein de l'usine et "les dommages " de l'explosion. La Cour de cassation avait cassé l'arrêt en janvier 2015 jugeant qu'il "existait un doute objectif sur l'impartialité de l'un des juges ". Des réquisitions qui correspondent aux peines prononcées lors du deuxième procès en appel.

La cour d'appel prendra ensuite plusieurs semaines avant de rendre sa décision. Près de 2.700 parties civiles, 187 témoins et plus de quarante avocats ont participé au nouveau procès dépaysé à Paris. La veille son collègue avait affirmé "qu'il n'y avait pas de mystère AZF" et que la catastrophe du 21 septembre 2001 qui a fait 29 morts était due à un accident consécutif à des "fautes lourdes".

Après quatre mois de procès à Paris et retransmis à Toulouse, les plaidoiries de la défense auront lieu les 23 et 24 mai.

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