Trump dénonce "la plus grande chasse aux sorcières" de l'histoire américaine

Président des Etats-Unis depuis presque quatre mois, Donald Trump est confronté à de multiples crises, de l'ingérence russe à sa demande présumée au FBI de clore une enquête sur un proche conseiller, sans oublier ses échecs sur la santé ou l'immigration.

Rosenstein a ajouté qu'en regard de "l'intérêt du public", il avait le devoir de nommer "une personne ayant un degré d'indépendance (qui va au-delà) de la chaîne de commandement normale" dans le cadre de l'enquête.

Donald Trump, qui se plaignait encore le matin d'être maltraité par les médias, a immédiatement réagi à cette nomination.

Le limogeage du directeur du FBI, James Comey, par le président Donald Trump, n'en finit pas de faire des vagues aux États-Unis. Michael Flynn a été contraint à la démission le 13 février pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux États-Unis, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou. Ironie de l'affaire, dans son rôle de procureur spécial, Robert Mueller sera sans doute amené à consulter les mémos rédigés par James Comey sur ses conversations avec Donald Trump.

"Comme je l'ai déclaré à de nombreuses reprises, une enquête minutieuse confirmera ce que nous savons déjà: il n'y a aucune collusion entre ma campagne et une quelconque entité étrangère", a déclaré le président américain dans un communiqué diffusé par la Maison blanche. Mais elle est intervenue dans un contexte particulier, puisque le FBI mène depuis plusieurs mois une enquête visant le président et son équipe.

La Maison Blanche conteste catégoriquement cette version des faits, qui pourrait constituer une possible obstruction à la justice.

Le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, rappelle inlassablement que la majorité continue de travailler malgré les turbulences, mais son message est inaudible.

" Toute cette histoire est une chasse aux sorcières", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse dans les salons de la Maison Blanche avec le président colombien Juan Manuel Santos". Des informations qui, si elles sont confirmées, pourraient constituer une tentative d'entrave à la justice.

Après une semaine éprouvante pour la démocratie américaine, Donald Trump cherche peut-être à jouer l'apaisement.

En 2004, il avait cependant menacé de démissionner en raison d'un programme d'écoutes extra-judiciaires, ordonné par le président George W. Bush après le 11-Septembre.

Compte tenu de ce contexte politiquement explosif, la nomination de Robert Mueller a été largement saluée dans les cercles politiques.

"Mueller est un excellent choix".

Robert Mueller avait défendu les vastes programmes de surveillance des communications, dévoilés par Edward Snowden, comme étant d'une "importance capitale" pour empêcher les actes terroristes.

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