Bombardement en Syrie par la coalition américaine: "inacceptable", dit Moscou

Trump a ordonné une

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis à Washington le 19 mai 2017©SAUL LOEB AFP

La source militaire syrienne a souligné que "l'armée continuera à accomplir son devoir dans sa lutte contre Daech et la défense de tout son territoire et ne se laissera pas intimider par les tentatives de la soi-disant coalition de l'empêcher de mener son devoir sacré".

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, huit personnes "pour la plupart non-syriennes" ont été tuées dans cette frappe. La coalition internationale conduite par les Etats-Unis s'y trouve avec des rebelles formés principalement en Jordanie et qui lui sont affidés.

La Russie, pour sa part, condamne un bombardement "inacceptable".

Ce bombardement a visé un convoi de "forces" soutenant le régime de Damas, selon un porte-parole militaire de la coalition antijihadiste, le colonel américain Ryan Dillon.

S'il a été annoncé par les Etats-Unis le 18 mai que la frappe de la coalition visait des milices pro-gouvernementales, Guennadi Gatilov a lui déclaré que "ces actions [avaient] été effectuées contre les forces armées syriennes".

"Bien entendu, nous soutenons" cette initiative, a déclaré un autre vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, à l'agence de presse TASS, parlant d'une "avancée" dans le processus de règlement politique du conflit.

Ces événements interviennent sur fond de déroulement depuis mardi à Genève de nouveaux pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU entre représentants du régime et de l'opposition. "Toute action militaire aggravant la situation en Syrie influe de fait sur le processus politique". L'objectif est de s'emparer de la région pétrolière de Deir Ezzor, où une garnison et l'aéroport militaire sont assiégés depuis des années par l'EI et aussi de contenir les forces soutenues par les États-Unis, qu'il s'agisse de l'alliance arabo-kurde dénommée Forces démocratiques syriennes (FDS) qui tente de s'emparer de Raqa ou des rebelles stationnés à al-Tanaf.

"Cela favorise de fait les terroristes", a-t-il martelé, ajoutant qu'à sa connaissance, la Russie n'avait pas été prévenue des frappes de la coalition menée par Washington.

Depuis l'accord d'Astana signé par la Russie, l'Iran (deux alliés de Damas) et la Turquie (soutien des rebelles), qui crée des "zones de désescalade" dans l'ouest et le centre du pays, l'armée fait cap vers les zones désertiques de l'est du pays.

Les représentants du gouvernement et de l'opposition -représentée par le Haut comité de négociations (HCN)- avaient accepté de former un comité d'experts pour discuter des "questions constitutionnelles", selon l'ONU.

En six ans, la guerre a causé la mort de plus de 320.000 personnes, chassé plus de la moitié des Syriens de leur foyer et détruit l'économie et les infrastructures de la Syrie. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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